- Le fait nouveau : OpenAI a lancé cette semaine un navigateur agentique, Atlas. Il s’ajoute à Comet de Perplexity, Aria d’Opera, Dia d’Atlassian… ainsi qu’à l’intégration de Copilot dans Edge et, surtout, de Gemini dans Chrome. Derrière la fascination technologique se joue une mutation stratégique : le navigateur peut devenir l’interface maîtresse de l’IA personnelle.
- Comment ça marche : Un navigateur IA embarque un assistant contextuel capable d’expliquer un passage, de résumer une page, de comparer des prix… Les versions agentiques d’Atlas, Comet et Dia, vont plus loin : elles cliquent, remplissent des formulaires ou ajoutent des produits dans un panier. Microsoft a ajouté cette semaine des fonctions agentiques partielles à Copilot sur Edge. Sur Chrome, il faut ajouter l’extension Claude, et prendre un abonnement spécifique.
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Un sentiment d’insécurité : Les navigateurs agents ouvrent une nouvelle surface d’attaque : celle des “prompt injections”, où des pages web malveillantes peuvent détourner les instructions données aux IA par des caractères invisibles de l’utilisateur. Leur usage devra rester cantonné aux sites de confiance.
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EN FILIGRANE : Le traitement des données • Tout prompt – donc tout clic – implique un envoi de données vers le modèle d’IA. En confiant sa navigation entière à une IA, l’utilisateur cède une part importante de son contrôle numérique. OpenAI et Perplexity proposent des options locales de stockage et des listes de blocage et Atlassian, désormais éditeur de Dia, assure ne pas conserver les historiques. Reste que le problème se pose, au-delà de la législation européenne.
- À SURVEILLER : Meta-morphose • Basé sur Chromium, Atlas donne tout d’abord l’impression d’une version dégradée de Chrome auquel on aurait intégré ChatGPT. Mais ce lancement précipité permet à OpenAI de ne pas s’appesantir sur les premiers problèmes rencontrés par Sora et de poursuivre sa volée d’annonces sur la transformation de ChatGPT en plateforme : intégration d’applications, Instant Checkout avec Walmart, etc. Ce qu’on appelle dans l’entreprise, notamment depuis l’arrivée de Fidji Simo, une ancienne de Facebook, la « Meta-fication » (qu’on pourrait rendre par « Meta-morphose »).
Anthropic • Binance • Crusoe • Google Cloud Services • MGX • Unusual Machines • World Liberty Financial
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Honni soit qui mal y pense • Le constructeur de drones Unusual Machines, basée en Floride et appuyée par Donald Trump Jr. (qui détient des actions évaluées à près de 4 millions de dollars), vient d’obtenir un contrat auprès de l’armée américaine pour la fabrication de 3 500 moteurs de drones et d’autres composants, avec une option d’achat de 20 000 pièces supplémentaires en 2026. Le montant exact du contrat n’a pas été révélé, mais le PDG Allan Evans affirme qu’il s’agit de la plus importante commande publique jamais reçue par la société. La même semaine, Donald Trump Sr. (président des États-Unis) a gracié le fondateur de Binance Changpeng Zhao, qui avait plaidé coupable à l’incrimination d’avoir violé les lois contre le blanchiment d’argent. Changpeng Zhao et Binance ont joué un rôle majeur dans le développement de World Liberty Financial (WLFI). Outre le soutien technique qu’ils ont apporté MGX a choisi d’investir 2 milliards de dollars dans Binance via USD1, le stablecoin de WLFI. Les parts de WLFI que Donald Trump Sr. possède personnellement sont estimées à plus de 3,4 milliards de dollars.
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Dans l’espace, personne n’entendra crier Crusoe • Un des sous-traitants de Stargate, le programme de datacenters d’OpenAI, la « neocloud » Crusoe, vient de boucler une levée de fonds de 1,38 milliard de dollars lors d’un tour de série E, valorisant l’entreprise à environ 10 milliards de dollars. Elle exploite à Abilene (Texas) un complexe de 1,2 gigawatt destiné aux calculs d’OpenAI et d’Oracle dans le cadre du projet Stargate, et prévoit un campus de 1,8 gigawatt dans le Wyoming. Parallèlement, Crusoe a dévoilé un partenariat avec Starcloud pour déployer son service Crusoe Cloud dans l’espace : une première mission satellitaire embarquant un GPU Nvidia H100 doit être lancée en novembre 2025 avant une mise à disposition limitée de capacité orbitale en 2027. Cette approche vise à tirer parti de l’énergie solaire ininterrompue et du vide spatial pour le refroidissement, afin de réduire les coûts et l’empreinte carbone des calculs IA.
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Claude compte ses puces • Anthropic vient de signer un contrat d’une valeur de plusieurs dizaines de milliards de dollars avec Google Cloud pour accéder à jusqu’à 1 million de puces TPUs (Tensor Processing Units) et mettre en ligne plus d’un gigawatt de capacité de traitement d’ici 2026. L’accord s’inscrit dans la stratégie de diversification matérielle d’Anthropic, en parallèle des GPU Nvidia et des Trainium d’Amazon. Google et Amazon sont toutes deux actionnaires de la société. Valorisée à environ 183 milliards de dollars après une levée de 13 milliards en septembre, Anthropic affirme que son modèle d’IA, Claude, compte plus de 300 000 clients professionnels.
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_6c972b8b68024ed992c109ce0f65c7ff