- Deux jours après son lancement, le parti de l’Amérique recueille ses premiers soutiens. À gauche, Mark Cuban, entrepreneur emblématique de la Silicon Valley centriste et progressiste. À droite, le financier Anthony Scaramucci, éphémère directeur de la communication de Donald Trump sous son premier mandat, violent critique du républicain depuis.
- Le parti du bitcoin. Musk, Cuban et Scaramucci n’ont pas que la détestation de Trump pour point commun. Les trois hommes ont lourdement investi en cryptoactifs et Musk déclarait, hier, que le parti soutiendra le bitcoin car “les monnaies fiduciaires (fiat) sont sans espoir”.
- Le parti de la tech. L’America Party multiplie déjà les propositions pour moderniser l’armée via l’intelligence artificielle, pour alléger la réglementation dans les technologies et l’énergie, et promouvoir la “liberté d’expression en ligne”, à l’image de X.
- Un parti contre l’État. L’America Party a été fondé pour s’opposer aux déficits générés par la « Big, Beautiful Bill » de Donald Trump – et par l’échec du Doge, sous la direction de Musk, de réduire significativement la dépense fédérale. Elon Musk reste néanmoins convaincu qu’il suffit de lutter contre le gaspillage et la corruption (« waste & graft ») pour rééquilibrer les comptes.
- Le parti d’en rire. Donald Trump a qualifié l’initiative de « ridicule » et « absurde », et Musk lui-même de « train wreck » (désastre ferroviaire), expliquant qu’il était « déraillait » depuis plusieurs semaines.
- EN FILIGRANE : Stratégie chirurgicale. Le nouveau parti prévoit de cibler quelques sièges clés au Congrès pendant les midterms de 2026, en tablant sur le mécontentement des soutiens de Donald Trump et le désarroi des démocrates. Il lui suffirait d’une poignée de voix au sénat et à la chambre des représentants pour devenir arbitre du pouvoir.
- À SURVEILLER : Wall Street et la Silicon Valley. *Les tarifs douaniers, l’affaiblissement du dollar et les déficits publics incontrôlés éloignent la finance américaine de Donald Trump, alors que sa politique contre les échanges internationaux, la science et la recherche mettent Big Tech mal à l’aise. S’il réussit à s’engouffrer dans ces brèches, le nouveau parti, qui naît avec des ressources financières quasiment illimitées, pourrait alors bénéficier de la déroute républicaine espérée. *
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_8148faf723704297b6e406f55177ebea