L’AI Act prêt à entrer en scène. • Qant avec GPT-4o
- Confrontée à des protestations contre l’AI Act de plus en plus fortes, venues de grands groupes américains mais aussi de nombreuses entreprises européennes ((lire Qant du 3 juillet : Chorus contre l’AI Act,) la Commission européenne reste ferme.
- Lors d’une conférence de presse vendredi, un porte-parole a réaffirmé qu’“il n’y aura pas de pause, pas de période de grâce, pas d’arrêt de l’horloge”, précisant que les délais sont définis dans le texte législatif.
- Les entreprises à l’origine du mouvement #stoptheclock dénoncent la complexité et les chevauchements de la régulation européenne, qu’elles jugent nuisibles à la compétitivité dans la course mondiale à l’IA. Parmi elles, on retrouve aussi bien Alphabet et Meta que de grands groupes européens (d’Airbus à Total) et la fine fleur de la tech européenne (Adyen, ASML, Mistral…).
- EN FILIGRANE. Une entrée en vigueur progressive. Les premières obligations de l’AI ACT seront applicables dès août 2025 pour les modèles à usage général, puis en août 2026 pour les modèles à haut risque. La commissaire Henna Virkkunen envisage une suspension partielle si certaines normes techniques ne sont pas prêtes à temps, ce qui pourrait modifier l’échéance fixée pour les modèles à haut risque.
- À SURVEILLER : Le calendrier politique. L’attention se concentre sur le traité de commerce léonin que les États-Unis veulent imposer aux pays de l’Union Européenne. Il forcera sans doute une reculade sur les services numériques. Les protestations des entreprises sur l’AI Act, fondées ou non, ont offert à la Commission une opportune feuille de vigne, laissant croire à sa fermeté.
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_d4a466e63933402e809e94132e3c74c4