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Édito

Comment empêcher l’usage criminel des cryptos ?

Deux rapports récents, l’un suédois et l’autre américain, mettent en lumière le rôle croissant des cryptos dans le blanchiment d'argent. Ces pratiques, de plus en plus sophistiquées, constituent un défi majeur pour les autorités mondiales. Et pour les futures monnaies numériques.

Comment empêcher l’usage criminel des cryptos ?

“La hausse incontrôlable de la crypto-criminalité” (Qant, M. de R. avec Midjourney)

Il n’y a pas que la SEC. L’Unité de Renseignement Financier (FIU) de la police suédoise a publié la semaine un rapport soulignant le rôle croissant des fournisseurs de services d’échange de crypto-monnaies dans le blanchiment d’argent. Le rapport ne cite pas de noms, et ne précise pas s’il vise les principales de ces plates-formes, comme Binance, basée en France, ou l’américaine Coinbase, dont on dit qu’elle est à l’origine du retournement de Donald Trump sur le sujet. Il indique en revanche que certains de ces acteurs fournissent des services non régulés pour convertir des gains criminels en crypto-monnaies ou, inversement, transformer des crypto-actifs d’origine criminelle en argent étatique « propre ». L’Institute for Financial Integrity (IFI), créé en janvier à Washington par des consultants spécialisés, a précédé le FIU suédois en dénonçant le rôle des plateformes crypto en Asie du Sud-Est. Tous deux appellent à une coopération internationale renforcée et soulignent la nécessité pour les autorités internationales de renforcer la réglementation des plateformes de crypto-monnaies.

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Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_fee79db9480144868f6d5df65a5c614a