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Le monde du travail au rendez-vous de l’IA

Alors que l’IA menace de plus en plus l’emploi, son accueil en entreprise reste chaleureux : 68 % des salariés considèrent que l’IA va avoir un impact favorable sur leurs conditions de travail, d’après une enquête d’Adecco.

Le monde du travail au rendez-vous de l’IA

Le groupe franco-suisse Adecco, notamment connu pour être le leader du recrutement en intérim en France, vient de publier une enquête réalisée entre juillet et août 2023 auprès de 30 000 travailleurs appartenant à 2 000 grandes entreprises partout dans le monde, à propos de l’impact de l’IA générative sur leur travail (lire Qant du 8 avril). L’enquête révèle que l’IA va réduire les effectifs dans plus de 40% des entreprises au cours des cinq prochaines années. Malgré cela, 68 % des salariés considèrent que l’IA va avoir un impact favorable sur leurs conditions de travail. Deux tiers des sondés considèrent que l’intelligence artificielle aura un impact positif sur leur travail ; seulement 7% craignent que l’IA générative ne leur fasse perdre le leur. 

Alors que 70% des employés utilisent déjà l’IA générative, la majorité des entreprises considère pourtant ne pas avoir suffisamment progressé dans son adoption. De fait, 46% des travailleurs interrogés indiquent ne pas avoir été conseillés par leur employeur sur l’utilisation de l’IA au travail. 

Entre sceptiques et enthousiastes

Le rapport d’Adecco mentionne « une phase enthousiaste » d’adoption de l’IA générative, avec une acceptation globale parmi les travailleurs à travers le monde. Parmi les plus optimistes concernant l’impact de l’intelligence artificielle, les biotechnologies, la grande consommation et l’aérospatial caracolent en tête, avec environ trois quarts des salariés qui se montrent optimistes. Parmi les secteurs plus sceptiques, la défense, le médical ou le transport ne comptent qu’une moitié de sondés convaincus. 

Ces chiffres sont naturellement corrélés à ceux de l’utilisation effective de l’IA au travail. Les travailleurs des secteurs du transport, de la défense ou de la santé sont parmi ceux qui utilisent le moins l’IA générative dans le cadre de leur travail. Le e-commerce, la tech durable, la biologie ou la grande consommation montrent une adoption et une utilisation généralisée de cette technologie (plus de 80% des sondés l’utilisent au travail). 

Mention passable pour l’Hexagone

L’étude révèle des disparités significatives dans l’accès à la GenAI, avec des taux d’adoption variables d’un pays à l’autre. La France se situe légèrement en dessous de la moyenne mondiale, avec seulement 66% des Français qui déclarent utiliser l’IA générative au travail, contre 70% dans le monde. Parmi les meilleurs élèves, l’Australie (86%), la Chine (84%) ou encore la Suisse (84%). 

En réponse à l’avènement de l’IA professionnelle, le rapport met en exergue l’importance des compétences humaines uniques, qui ne peuvent être reproduites par les machines. Il préconise un renforcement de ces compétences intrinsèquement humaines, essentielles pour maintenir une valeur ajoutée face à l’automatisation.

Il formule des recommandations pour une adoption éthique de l’IA. Les organisations sont encouragées à promouvoir la formation à  l’IA pour leurs employés, et à veiller à une répartition équitable des ressources, pour éviter les inégalités d’accès et donc de compétences. Moins de la moitié des employés ont reçu des conseils ou des formations sur l’utilisation de l’IA jusqu’à présent.

Pour en savoir plus :

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Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_4a56bbed63fa436e9317583a8e1c1128