GPT-5 ou GPT 4.5 ? Inclura-t-il le modèle text-to-video Sora ? Sera-t-il lancé avant ou après les élections américaines ? Depuis que le bruit s’est répandu, la semaine dernière, qu’OpenAI avait montré son prochain grand modèle à de grandes entreprises clientes, il semble qu’on ne parle plus que de cela dans les cercles de l’IA. Maintenant que Claude 3 Opus, fort de 2 000 milliards de paramètres, a dépassé GPT-4 (1760 milliards, non confirmé), OpenAI doit frapper fort pour rétablir sa suprématie.
Par des réponses aussi ambiguës que longuement mûries, Sam Altman a entretenu l’incertitude dans la longue interview qu’il a accordée à Lex Fridman (ci-dessus) – ce qui semble montrer que la campagne autour de GPT-5 a commencé. Pour GPT-4, l’an dernier, les rumeurs savamment orchestrées avaient duré des mois.
Celles-ci renforcent les questionnements sur l’intelligence artificielle générale (AGI), le but affiché d’OpenAI. Certains agents d’IA, comme Devin de Cognition AI, s’en targuent déjà, non sans hyperbole (lire Qant du 21 mars). Mais la perspective de voir se généraliser des IA dans la plupart des postes devient de plus en plus concrète.
Comment réagira le marché du travail si OpenAI atteint son objectif et propose une IA capable d’exécuter n’importe quelle tâche économique au moins aussi bien qu’un être humain ? Quel sera l’avantage comparatif des humains dans la future répartition des tâches ? Les premiers scénarios économiques se font jour.
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