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L’ONU s’attaque à la réglementation de l’IA

La résolution votée hier par l’Assemblée générale des Nations Unies établit un consensus international dans la volonté de contrôler le développement de l’IA.

L’ONU s’attaque à la réglementation de l’IA

Ce jeudi, l’Assemblée générale des Nations Unies a voté la première résolution de son histoire visant à établir un cadre global pour le développement et l’utilisation sécurisés, fiables et éthiques des systèmes d’IA. Portée par les États-Unis et co-parrainée par plus de 120 pays, dont la Chine, cette résolution veut promouvoir une approche partagée face à l’avancée rapide de cette technologie puissante. 

Adoptée à l’unanimité, la résolution souligne que la Charte des Nations Unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme s’appliquent au développement de l’IA. La résolution demande l’adoption de « garde-fous efficaces » pour l’utilisation de l’IA et insiste sur le développement responsable et inclusif de celle-ci. Elle met particulièrement l’accent sur la nécessité de réduire le fossé numérique entre les pays riches et les pays en développement, assurant ainsi une participation équitable de toutes les nations à la gouvernance mondiale de l’IA. 

Bien qu’elle ne soit pas contraignante pour les États membres, son adoption souligne un large accord sur les principes et les orientations futures entre les pays. Le texte évite pour cela les domaines les plus controversés de la gouvernance de l’IA, notamment les applications militaires. Mais il en appelle à une collaboration étendue entre les pays, les organisations régionales et internationales, les communautés technologiques, la société civile, les médias, le monde académique, les institutions de recherche et les individus pour développer et soutenir des approches réglementaires et de gouvernance pour des systèmes d’IA sûrs.

Les négociations, qui ont débuté il y a environ trois mois, ont abouti à un accord la semaine dernière. Or, la création d’un consensus international sur la conception, le développement, le déploiement et l’utilisation des systèmes d’IA, dans le cadre des objectifs de l’ONU pour 2030 peut devenir un premier pas vers une agence internationale de l’IA, évoquée lors du premier sommet mondial sur la sécurité de l’IA à Bletchley Park et réclamée par Sam Altman et consort dès le printemps 2023 (lire Qant du 6 novembre et du 31 mai 2023). 

Un nouveau signe que la création d’une agence internationale de l’IA sur le modèle de celle de l’énergie atomique pourrait être au centre des débats au prochain sommet de Paris, en novembre (lire Qant du 15 mars).

Pour en savoir plus :

Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_13ef109abd454edab73e5f52a508cb86