Le Mobile Word Congress, considéré comme le principal salon annuel de la téléphonie mobile, a ouvert ses portes ce lundi à Barcelone. Et comme au CES de Las Vegas (lire Qant du 12 janvier) ou au Bett de Londres (lire Qant du 13 février), l’IA est sur toutes les lèvres. Sur celles des fabricants de smartphones, tout d’abord.
Le chinois Honor (anciennement propriété de Huawei et désormais dans le giron du consortium Zhixin New Information Technology) a annoncé la disponibilité mondiale de son dernier smartphone, le Magic 6 Pro. Son attrait principal réside dans ses fonctionnalités d’IA, notamment le futur suivi oculaire. Il permettra d’ouvrir l’application correspondante à une notification simplement en la regardant. D’autres fonctions d’IA incluent le « Magic Portal », qui détecte automatiquement les événements ou les adresses dans les messages pour les lier aux applications de cartes ou de calendrier appropriées, et un outil de génération automatique de vidéos à partir des photos via un prompt textuel.
De son côté, Google a annoncé l’intégration de Gemini dans l’application Messages. Il permettra de rédiger des messages et d’aider à planifier des événements. En voiture, Android Auto proposera des résumés IA de messages pour minimiser les distractions au volant. Enfin, l’application Lookout offrira des descriptions d’images générées par IA.
Des anneaux…
Le salon du mobile a également été le témoin du développement de l’IA dans les wearables. Le Galaxy Ring, une bague connectée présentée rapidement par Samsung en même temps (lire Qant du 18 janvier), permettra de suivre le sommeil, le rythme cardiaque, le mouvement et la respiration. Il offrira des conseils personnalisés grâce aux données recueillies. En collaboration avec Natural Cycles, il propose également un suivi de la fertilité.
Un nouvel outil, My Vitality Score, propose des conseils basés sur les données de sommeil collectées. Compatible avec l’écosystème Samsung Health et la Galaxy Watch, le Galaxy Ring promet une intégration pour un suivi de santé amélioré, qui offre l’avantage d’être moins gênant pour le sommeil que les dispositifs portés au poignet.
D’après Bloomberg, Apple avait envisagé également de créer une iRing, qui concentrerait au bout du doigt les fonctions de santé de l’Apple Watch. La firme semble y avoir renoncé. Toutefois, les supports d’IA susceptibles de remplacer à terme le smartphone se multiplient, du futur R1 de Rabbit (lire Qant du 19 janvier) aux lunettes A/R de Meta ou de Brilliant Labs (lire Qant du 9 février et du 28 septembre 2023).
… et des puces
Les fabricants de processeurs ne sont pas en reste, à l’image de l’américain Qualcomm qui a présenté à Barcelone Qualcomm AI Hub, une bibliothèque de plus de 75 modèles d’IA pré-optimisés, destinés aux développeurs pour intégrer l’IA directement sur les appareils. Ces modèles visent à réduire le temps de mise sur le marché et à offrir des avantages comme la personnalisation et la protection de la vie privée. Le Qualcomm AI Hub devrait également faciliter l’intégration de modèles d’IA dans les applications, avec des expériences utilisateur plus rapides et fiables. En outre, Qualcomm travaille sur des modèles d’IA pour PC qui transformeront l’interaction avec ces dispositifs, notamment grâce à la création d’images génératives en quelques secondes.
Pour en savoir plus :
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_a84c8de6af0b43ef893fe6322b270322