Aller au contenu

Veille tech & IA — analyses Qant Recherche

Article

Quand le robot fait des pieds et des mains

Le projet Pedipulate réunit les fonctions de locomotion et de manipulation chez un robot quadrupède.

Des chercheurs suisses de l’ETH Zurich viennent de présenter Pedipulate, un contrôleur qui permet aux robots quadrupèdes d’effectuer des tâches de manipulation complexes grâce à leurs pattes. Le projet Pedipulate remet en question la conception conventionnelle des robots dits « à pattes », qui dépendent souvent de bras robotiques supplémentaires pour la manipulation, ce qui augmente la consommation d’énergie et la complexité mécanique. 

Pedipulate a été formé par apprentissage profond, avec un réseau neuronal qui suit les cibles de position de chaque pied. Cette approche réduit la distance entre le pied du robot et le point cible et pénalise les mouvements indésirables. 

Les chercheurs se sont inspirés des animaux quadrupèdes pour émettre l’hypothèse que l’utilisation des jambes des robots pour la locomotion et la manipulation pourrait simplifier et réduire le coût des systèmes robotiques, surtout dans des applications qui nécessitent compacité et efficacité, comme l’exploration spatiale. Testé sur le robot ANYmal D, doté de 12 articulations contrôlées par couple et de capteurs sur chaque pied, Pedipulate a prouvé la faisabilité de la manipulation basée sur les jambes dans des scénarios réels.

Les performances du contrôleur ont été évaluées dans des environnements simulés et réels. Elles montrent la capacité à atteindre avec précision des cibles dans un grand espace de travail. Le robot exécute diverses tâches, de l’ouverture de portes à la collecte d’échantillons de roche, sans nécessiter d’adaptations spécifiques. Cela ouvre de nombreuses possibilités pour les robots quadrupèdes, par exemple dans la maintenance industrielle, les tâches domestiques, l’exploration de terrains difficiles…. 

Pour en savoir plus :

Philip Arm, Pedipulate: Enabling Manipulation Skills using a Quadruped Robot’s Leg, Arxiv, 2024

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

  • Meta prépare les élections européennes • Meta vient d’annoncer une série de mesures pour lutter contre la désinformation dans l’optique des élections européennes de 2024. En collaboration avec 26 partenaires de vérification des faits, l’entreprise s’est engagée à retirer les contenus nuisibles et à utiliser l’IA pour évaluer les contenus générés par IA. Un Centre d’Opérations Électorales surveillera les menaces, et une campagne de sensibilisation aux médias éduquera sur les contenus IA.Pour en savoir plus: Euractiv
  • Contre les deepfakes, Londres lance un appel à défendre la démocratie • James Cleverly, le ministre de l’Intérieur du Royaume-Uni, s’est inquiété ce dimanche du risque que des acteurs malveillants, qui travaillent pour le compte d’États comme la Russie et l’Iran, utilisent des « deepfakes » générés par l’IA pour manipuler les élections. Il a appelé à une action collective pour protéger la démocratie. Cette déclaration intervient alors que les entreprises technologiques majeures se sont engagées à adopter des précautions pour éviter que les outils d’IA ne soient utilisés pour perturber les élections démocratiques​​ (lire Qant du 16 février).Pour en savoir plus: The Times, The Guardian

MONNAIES NUMÉRIQUES ET BLOCKCHAINS

  • Une obligation numérique pour Saint-Gall • La ville suisse de Saint-Gall prévoit d’émettre une obligation numérique de 100 millions de francs suisses sur le SIX Digital Exchange (SDX) pour une durée de trois ans. Il s’agit de la quatrième émission d’une obligation numérique par une municipalité ou un canton sur SDX au cours des trois derniers mois, dans le cadre des essais de monnaie numérique interbancaire de banque centrale. Le franc suisse numérique “de gros”,  émis par la Banque Nationale Suisse, est utilisé pour régler les émissions d’obligations sur SDX. Les obligations précédentes ont été émises par le canton de Zurich (lire Qant du 27 novembre 2023) et la ville de Bâle en novembre, ainsi que par Lugano plus tôt ce mois-ci (lire Qant du 12 février).Pour en savoir plus: Ledger Insights, Be in Crypto
  • Coinbase dément être bloquée au Nigeria • Coinbase.com reste accessible depuis le Nigéria, d’après un porte-parole du site. La semaine dernière, le Financial Times a affirmé que le gouvernement nigérian a bloqué les principales plates-formes d’échange de cryptomonnaies, Coinbase, Binance et Kraken, alors que le pays cherche à contrôler la spéculation suite à la dévaluation de sa monnaie, la naira. Après avoir introduit la première monnaie numérique au monde il y a presque un an, le Nigéria a levé une interdiction vieille de près de trois ans sur les transactions en crypto-actifs en décembre dernier. Pour en savoir plus: Coindesk, Pymnts, Financial Times
  • FTX va vendre ses parts dans Anthropic • Le liquidateur de la plateforme d’échange de cryptomonnaies en faillite FTX a reçu l’approbation du juge pour vendre ses parts dans la startup d’intelligence artificielle Anthropic. FTX, qui a investi 500 millions de dollars dans Anthropic en 2021, détient actuellement une participation de 7,84 % dans l’entreprise valorisée 18,4 milliards de dollars (lire Qant du 5 octobre 2023). FTX prévoit de choisir le moment « le plus optimal et approprié » pour la vente.Pour en savoir plus: Reuters

JEUX ET MÉTAVERS

  • Une lentille sur la Dune • Pour promouvoir le film Dune : Partie 2, Warner Bros a présenté une campagne publicitaire qui utilise les Lenses de Snap, des expériences de réalité augmentée qui apparaissent à l’intérieur de l’appareil photo Snapchat (lire Qant du 15 novembre 2023), et qui permettent à l’utilisateur de s’immerger dans l’univers de Dune, en appliquant notamment des filtres au visage de l’utilisateur. Cette Lens, actuellement disponible aux Etats-Unis et au Canada, sera déployée sur les marchés internationaux le 28 février.Pour en savoir plus: Marketing Dive, Mixed News

Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_a84c8de6af0b43ef893fe6322b270322