Une équipe d’ingénieurs de l’université de Stanford a développé un robot autonome capable de préparer un menu cantonais à trois plats, baptisé Mobile Aloha. Mobile Aloha, acronyme créatif pour « A Low-cost Open-source HArdware teleoperation system for bimanual operation », est construit à partir de composants standard et de pièces imprimées en 3D. Il est capable d’exécuter sept tâches différentes nécessitant une combinaison de mobilité et de dextérité. Ces tâches vont du rinçage des casseroles à la réalisation de « high fives », en passant par la préparation de plats complexes comme le décorticage de crevettes, l’ajout de sauce soja, la cuisson et même le dressage des plats.
Pour apprendre à cuisiner, le robot a été formé par une combinaison d’opérations directes et d’observations. Par exemple, pour maîtriser la cuisson des crevettes, il a été téléopéré à 20 reprises, chaque session incorporant de légères variations. Cette méthode de « co-formation », combinant des données nouvelles et anciennes, a permis au robot d’acquérir les compétences nécessaires pour fonctionner efficacement dans un environnement de cuisine, sans nécessiter les millions d’exemples de formation habituellement requis pour les systèmes d’IA conventionnels.
Cependant, Mobile Aloha présente certaines limites, notamment sa taille et son design qui restreignent son utilisation dans des espaces confinés. Les chercheurs prévoient d’améliorer ces aspects et d’augmenter les capacités d’apprentissage autonome du robot. Ils envisagent également de former leur robot à des tâches plus complexes, comme le tri et le pliage de linge froissé, une tâche particulièrement difficile pour les robots en raison des formes et textures imprévisibles.
Optimus n’a qu’à bien se tenir (lire Qant du 17 janvier).
Pour en savoir plus : Github
INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_51d17a693383473fb9129962036c56ba