Les entrepôts attirent les robots : AGV Network, par exemple, dénombre 239 fabricants de robots mobiles autonomes, destinés à apporter la marchandise aux préparateurs, leur épargnant de déambuler dans d’immenses couloirs. En conséquence, ils attirent aussi la nouvelle génération de robots humanoïdes, que rendent possibles les nouvelles formes d’IA.
Après Elon Musk et ses Optimus (lire Qant du 26 septembre et du 22 mai), voici venir Figure 01. Dans la vidéo ci-dessus, le robot marche avec les genoux fléchis, un mode de déplacement courant pour une meilleure maîtrise de l’équilibre. Contrairement à Optimus, que l’on présente en train de faire du yoga, et au robot Atlas de Boston Dynamics, que l’on montre en plein Parkour, Figure AI vise une approche pratique pour que son robot soit rapidement opérationnel, en commençant par des tâches simples dans un environnement proche d’un entrepôt. Son robot est ainsi capable de manipuler des objets, de percevoir son environnement et de se déplacer tout en portant une charge.
Festival du court
L’objectif immédiat de Figure AI est de perfectionner ces fonctionnalités et de rendre le robot plus robuste. Il est aussi de rentrer dans un concours très particulier : les vidéos de Boston Dynamics, comme celles de Tesla, sont des courts-métrages très travaillés, que l’on dit parfois loin des performances réelles du robot. Et la forme humanoïde semble mieux adaptée à produire des images saisissantes qu’à effectuer les travaux des robots industriels.
La start-up californienne a levé 70 millions de dollars en mai dernier, dont 20 millions apportés par son fondateur Brett Adcock. Son équipe provient de grands de l’IA (Google Deepmind) aussi bien que de la robotique autonome (Boston Dynamics, Tesla). Et à défaut d’avoir créé pour l’instant des magasiniers, elle aura montré savoir produire des films.
Pour en savoir plus* : *
***IA ***
- L’AI Act à la sauce espagnole : La présidence espagnole du Conseil européen vient de présenter aux États membres de l’Union un texte de compromis sur le projet de règlement sur l’intelligence artificielle (AI Act : lire notamment Qant du 5 juin et du 1er juin). Le document, qui a été publié par Contexte, propose une segmentation des modèles de fondation et autres systèmes d’IA d’utilisation générale, ce qui pourrait permettre de trouver un terrain d’entente entre le Parlement (qui veut les réglementer) et les gouvernements, notamment la France et l’Allemagne (qui veulent laisser leur chance à leurs start-up nationales). Il rejoint aussi le Parlement sur le droit d’auteur pour les données d’entraînement. Sur l’autre point contentieux, l’analyse en temps réel des données biométriques, le texte adopte une position médiane, n’accordant aux États nationaux que les exceptions les plus consensuelles : éviter un attentat, rechercher la victime d’un kidnapping… Ce projet sera discuté par les Vingt-Sept le 20 octobre. Pour en savoir plus: Euractiv
- Avec Nvidia, Foxconn veut produire de l’intelligence : Hon Hai Precision Industry, colosse taïwanais de la sous-traitance électronique plus connu comme Foxconn, vient de renouveler pour dix ans son partenariat avec Nvidia. Il compte s’appuyer sur le géant américain pour construire avec lui des “usines d’IA”, des data centers qui proposeront des services d’IA générative et de robotique autonome dédiés à des secteurs particuliers. Par exemple, pour aider ses clients à élaborer des véhicules électriques autonomes – qu’il fabriquera –, Foxconn s’appuiera un datacenter équipé de puces de Nvidia pour le traitement des données des capteurs d’imagerie (Drive Hyperion 9) et la gestion de conduite (Drive Orin puis Drive Thor). Les “usines d’IA” pour les villes et les usines (nécessairement intelligentes) s’appuieront respectivement sur Metropolis, une plate-forme d’analyse vidéo, et Isaac, pour la robotique autonome mobile. Foxconn, qui génère près d’un quart du PIB de Taïwan et emploie presque un million de personnes, notamment en Chine continentale, espère ainsi desserrer l’étreinte de son principal client, Apple.Pour en savoir plus: Financial Times
- Le webscraping en procès : Citée en justice après avoir modifié ses conditions d’utilisation pour pouvoir utiliser les données publiques sur Internet pour l’entraînement de ses modèles d’IA (lire Qant du 7 juillet), Google a soutenu que l’utilisation de données publiques est essentielle pour former des systèmes d’IA et que son éventuelle condamnation empêcherait tout progrès de l’IA générative. Les plaignants, réunis en une action collective, arguent que la collecte de données pour entraîner des systèmes d’intelligence artificielle générative viole la vie privée et les droits de propriété de millions de personnes. Pour en savoir plus: Reuters
BLOCKCHAINS
- EY veut aider la crypto à se mettre en règle : EY vient de dévoiler la quatrième génération de son outil analytique blockchain pour aider les entreprises à gérer les risques internes liés aux actifs numériques face à un paysage réglementaire complexe. La technologie prend en charge plusieurs blockchains et tokens. Elle vise à améliorer la sécurité et la transparence dans l’industrie crypto face à une surveillance réglementaire accrue.Pour en savoir plus: Blockworks
- Vers la fin des retraits en dollars pour Binance : La plateforme d’échange de cryptomonnaies Binance.us a modifié ses conditions d’utilisation, suggérant que les retraits directs en dollars américains ne sont plus pris en charge. Selon les termes révisés, Binance.us indique que les utilisateurs « peuvent convertir » leurs avoirs en dollars américains en stablecoins ou autres actifs numériques pour retirer les fonds de leurs comptes.Pour en savoir plus: Coin Telegraph
- Ethereum déçoit Reddit : La plateforme Reddit a décidé de mettre fin à son programme Community Points, basé sur la blockchain d’Ethereum. Lancé en 2020, Community Points offrait aux utilisateurs de Reddit des jetons en échange d’une participation positive dans certains sous-forums, de manière à récompenser les créateurs et les développeurs. Reddit a estimé que les ressources nécessaires étaient trop importantes pour justifier sa continuation, à cause des coûts de transaction d’Ethereum. Toutefois, il s’agit du deuxième programme d’incitation supprimé après les grandes protestations des utilisateurs d’avant l’été, dans le cadre d’une grande réforme du réseau social. Pour en savoir plus: TechCrunch
AR-VR-XR
- Tester le Vision Pro à New York et Sydney : Apple vient d’ajouter deux nouveaux emplacements de « Developer Labs » pour son casque Vision Pro, à New York et Sydney. Les Developer Labs d’Apple permettent aux développeurs d’essayer le casque avant son lancement prévu pour le début de l’année prochaine.Pour en savoir plus: Road to VR
QUANTUM
- Un Panda pour Pasqal : Pasqal collabore avec plusieurs institutions européennes au sein d’un nouveau consortium, baptisé Panda. Il a pour but développer les bases d’un ordinateur quantique photonique utilisant la technologie des atomes neutres. Financé par une subvention du Conseil européen de l’innovation, le projet vise à utiliser la lumière pour transporter l’information quantique, profitant de sa capacité à transmettre de grandes quantités d’informations sur de longues distances. La principale difficulté réside dans le fait que les photons n’interagissent pas naturellement, mais le consortium espère surmonter cela en combinant la lumière avec des atomes neutres spécialement assemblés.Pour en savoir plus: Scientific Computing
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_e6567abe59414d9dadca05fc6725f41c