Les analystes de McKinsey ont étudié l’impact de l’IA générative dans 850 professions et 2100 activités de travail détaillées dans 47 pays, représentant plus de 80% de la main-d’œuvre mondiale. Le rapport suggère que l’IA générative a le potentiel d’automatiser des activités qui accaparent actuellement 60 à 70% du temps des employés. Cependant, cela ne signifie pas nécessairement une perte massive d’emplois selon le cabinet de conseil, mais plutôt une accélération significative de l’exécution de ces emplois et une amélioration de la précision. Il serait naïf de penser que l’IA ne va pas supprimer de très nombreux emplois, et modifier en profondeur des millions d’autres. Tout l’enjeu porte sur la formation des salariés à ses outils et aux nouveaux métiers qui ne manqueront pas de se créer dans les années voir les mois à venir. Et ce bouleversement promet jusqu’à 4 400 milliards de dollars supplémentaires chaque année à l’économie mondiale : le PIB de la France est d’environ 3000 milliards.
Si les transitions des travailleurs et d’autres risques peuvent être gérés, l’IA générative pourrait contribuer à soutenir un monde plus durable et inclusif. Cependant, il souligne que les travailleurs auront besoin de soutien pour acquérir de nouvelles compétences, et certains changeront de profession.
Selon le rapport, l’IA générative pourrait ajouter entre 0,2 et 3,3 points de pourcentage annuellement à la croissance de la productivité de l’économie mondiale.
Le marketing, la vente et la R&D premiers touchés
Les quatre types de tâches qui devraient le plus bénéficier de l’IA générative sont les opérations client, le marketing et les ventes, l’ingénierie logicielle et la R&D. Par exemple, pour les opérations client, McKinsey estime que l’IA générative pourrait réduire de 50% le volume de contacts gérés par des humains. Pour le marketing et les ventes, la création de contenu plus personnalisé et intelligent pourrait augmenter la productivité de la fonction marketing de 5% à 15%.
En ingénierie logicielle, l’IA générative pourrait augmenter de 20 à 45% la productivité sur les dépenses logicielles. En R&D, l’IA générative pourrait aider à réduire les coûts en sélectionnant et utilisant les matériaux plus efficacement.
Globalement, McKinsey voit l’IA générative comme un « catalyseur technologique », poussant les industries plus loin vers l’automatisation, mais libérant aussi le potentiel créatif des employés. Logique quand on sait que près de la moitié des salariés du cabinet de conseil utilise régulière l’IA générative, selon le média américain Venture Beat.
Maurice de Rambuteau
Pour en savoir plus:
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_aca24021800c4c69b44ad83b961dc558