Apple, Amazon, Samsung, Bank of America, Citigroup, Deutsche Bank, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Wells Fargo : la liste des entreprises qui mettent en garde contre l’usage interne des chatbots ne cesse de s’allonger. Elle fait écho à une méfiance certaine dans les grands groupes français. Alphabet, la société mère de Google, vient de conseiller à ses employés de ne pas communiquer des informations sensibles à des chatbots comme ChatGPT mais aussi son propre Bard, pur produit de la firme californienne. Alphabet craint que des informations confidentielles puissent être exposées, notamment parce que des évaluateurs humains pourraient examiner les entrées de chat et que les chatbots pourraient utiliser des entrées précédentes pour s’auto-former. Ce risque n’est pas négligeable, comme en témoigne la fuite de données internes de Samsung le mois dernier après l’utilisation de ChatGPT par son personnel.
D’autres géants de la tech ont également pris des mesures similaires pour protéger leurs informations sensibles. En janvier, Amazon a exhorté ses employés à ne pas partager de code avec ChatGPT. Plus récemment, Apple a interdit à ses employés d’utiliser ChatGPT et GitHub Copilot, un éditeur de code IA. Ces entreprises, y compris Apple, sont également intéressées par la construction de leurs propres modèles de langage. Malgré ces inquiétudes concernant la confidentialité des données, Google a lancé Bard en mars, en utilisant son propre moteur d’IA appelé LaMDA. Cependant, la sortie de Bard a été retardée dans l’Union Européenne en raison de préoccupations concernant la protection des données personnelles soulevées par les régulateurs irlandais.
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