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Veille tech & IA — analyses Qant Recherche

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  • Descartes et les Licornes • Descartes Underwriting a remporté cette semaine le grand prix 2025 des Futures Licornes, remis chaque année en partenariat avec Qant. Cette insurtech française utilise l’intelligence artificielle, l’imagerie satellite et la donnée en temps réel pour modéliser, anticiper et gérer les sinistres complexes. Elle s’est ainsi spécialisée dans l’assurance paramétrique pour les entreprises et institutions, axée sur les risques climatiques (tempêtes, inondations, grêle, sécheresse, feux de forêt…) et émergents comme les cyberattaques. Son dernier tour de table, de 120 millions de dollars en série B, remonte à janvier 2022 et des sources de marché lui attribuent un ARR de plus de 40 millions. Parmi les autres projets distingués par le prix cette année, les robots médicaux de Moon Surgical, la constellation de nanosatellites d’Unseen Labs, et les qubits félins d’Alice & Bob.
  • L’IA sortira de la cuisse de Jupiter • L’Europe vient d’inaugurer Jupiter, son premier supercalculateur exascale, installé au Forschungszentrum Jülich en Allemagne et conçu par Eviden (Atos) pour l’initiative EuroHPC. Capable de dépasser un exaflop, il combine deux modules : un module Booster basé sur des GPU Nvidia Grace Hopper GH200 et un module Cluster reposant sur les processeurs Rhea1 de la française SiPearl, fondés sur l’architecture ARM Neoverse V1 avec mémoire HBM2E. Jupiter doit soutenir la recherche en climat, IA, modélisation et calcul intensif, marquant une étape dans l’autonomie technologique européenne.
  • Tous les gardiens de l’IA • La France a désigné les autorités compétentes pour veiller à l’application de l’AI Act (règlement européen sur l’intelligence artificielle) selon une logique d’expertise sectorielle : quand une entreprise est déjà régulée dans un certain domaine, c’est souvent son régulateur habituel qui prendra en charge l’application de l’AI Act dans ce domaine. La DGCCRF est le point de contact national unique en matière de surveillance du marché (article 70.2 du règlement), elle coordonnera les autorités de surveillance sectorielles françaises et représente la France à l’échelle européenne sur ces questions.  La CNIL assure le contrôle du respect des interdictions les plus sensibles de l’article 5 du règlement (notamment : police prédictive, reconnaissance faciale non ciblée, inférence des émotions au travail ou dans les établissements d’enseignement, catégorisation biométrique, identification biométrique à distance en temps réel à des fins répressives). L’Arcom est aussi mobilisée, mais dans des domaines précis, notamment pour les pratiques interdites qui relèvent de la communication audiovisuelle ou dans les usages relatifs à la génération de contenus.  Le Défenseur des droits intervient plus spécifiquement pour la protection des droits fondamentaux et du principe de non-discrimination. En vertu de l’article 77 de l’AI Act, il fait partie des organismes nationaux publics chargés de la protection des droits fondamentaux pour les systèmes à haut risque.
  • Sauts quantiques chez OVH • OVHcloud met en production un processeur quantique, Pasqal Orion Beta (100 qubits) accessible en mode QaaS dès septembre, avec l’ambition d’offrir 3 QPU d’ici fin 2025 et 8 d’ici fin 2027, dont 7 seront européens. Par ailleurs, OVHcloud propose 8 émulateurs quantiques sur sa plateforme et propose le photonic quantum computer MosaiQ de Quandela, à disposition des startups et étudiants.
  • Ne dites rien à la Maison-Blanche • Après deux ans de préparation, le 17 septembre 2025 se lancera à la Sorbonne l’association Women for Quantum (W4Q), cofondée par des physiciennes d’Europe et du Japon, travaillant dans les domaines de la physique atomique, moléculaire et optique (AMO), de la physique quantique à plusieurs corps, et de l’information quantique. W4Q entend lutter contre la faible représentation des femmes dans les corps enseignants et de recherche, l’inégalité de rémunération et la sur-sollicitation dans les comités, et défendre des principes tels que le respect, la liberté d’expression, la collaboration internationale…  Le réseau se veut international, mais le communiqué de lancement et le manifeste ne mentionnent pas de cofondatrices américaines. L’association met plutôt l’accent sur une structuration Europe–Asie, avec Paris comme point d’ancrage pour l’inauguration.

Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_cf5837c9c7ee4a86b097e77c250a4c2c