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Veille tech & IA — analyses Qant Recherche

Édito

« Le seul moyen efficace face à l’IA est que les fichiers comportent des signatures »

Laurent Henocque, chercheur en intelligence Artificielle à Polytech Marseille, est le président fondateur de KeeeX, une suite universelle de certification de contenus numériques. Il se penche avec Qant sur le défi de la certification des contenus numériques à l’ère de l’IA.

Qant. La bataille du droit d’auteur contre les modèles d’IA est-elle perdue ?

Laurent Henocque. Les entreprises comme OpenAI ont mis tout le monde devant le fait accompli, à la manière d’Uber ou AirBnb. Des contenus gigantesques ont été siphonnés, avec un niveau de contrôle limité. C’est un sujet qui m’intéresse à titre personnel : je suis photographe amateur, et j’ai publié de nombreuses photos sur Flickr. J’ai aujourd’hui la preuve qu’OpenAI a utilisé mes photographies, et notamment une série de photos de nuit en pause longue, réalisées à l’hiver 2009. Ces photos sont caractéristiques car elles comportent des filets de lumière. En testant Dall-e, j’ai demandé un dessin d’une voiture de sport dans le style de Laurent Henocque, et Dall-e a dessiné une voiture en filets de lumière. Comment lutter contre ça ?

Il est important qu’un photographe inscrive dans les fichiers qu’il crée une information qui donne licence des droits qu’il concède. Si vous publiez des photographies sur un site, même de façon « privée », un bug peut toujours rendre votre contenu public.  Le sujet est d’écrire dans chaque fichier les intentions de copyright qu’on a avec ce fichier, et de le verrouiller.

Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_ea06e70cc84b4a5787c5f67eeb54e7d5