L’image du Christ en crevettes – ou en crabe, ci-dessous – a diverti la planète de l’IA pendant les fêtes de Pâques. Les images générées par l’IA ont envahi les réseaux sociaux. Certaines l’ont fait dans un but commercial légitime, d’autres non. Et au fur et à mesure que la puissance des modèles “multi modaux” s’étend au-delà des images fixes, leur utilisation devient plus controversée.
Ainsi la semaine dernière, l’actrice Sara Poyzer s’est plainte d’avoir été remplacée dans un projet de la BBC par une voix générée par l’IA et une candidate républicaine au Sénat a forcé un site Web à retirer une vidéo d’elle extrêmement crédible – mais fausse. Un mois auparavant, c’est la voix d’Emmanuel Macron qui avait été falsifiée dans un faux journal de France24, tweeté par l’ancien président russe Dimitri Medevedev.
Le Digital Services Act (DSA), qui vient d’entrer en vigueur, prétend imposer aux plateformes de mettre de l’ordre en leur sein. Face à l’IA qui déferle, elles auront du mal.
Et encore moins d’envie de s’y efforcer, comme le montre l’annonce de Meta, hier, de la suppression imminente de CrowdTangle, un tableau de bord utilisé pour lutter contre la désinformation.
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