Une double concentration est à l’œuvre sur le marché de l’IA générative. Trois grands acteurs, OpenAI, Anthropic et Inception, ont levé à eux seuls 18 milliards de dollars l’an dernier, sur un total de 42,5 milliards selon CB Insights (lire Qant du 12 février) et 50 milliards selon le cabinet AI Technologies. Ces grands acteurs et quelques autres, notamment Google et Meta, détiennent aussi l’essentiel des très précieuses puces Nvidia en circulation, et de la puissance de calcul en général.
D’après AI Technologies, cet état de choses ralentira l’émergence de nouveaux modèles de fondation et concentrera le marché des services d’IA sur la Big Tech : Microsoft-OpenAI, Google, Meta. Les start-up et les licornes qui se sont lancées à leur poursuite n’auront pas les moyens de les atteindre, et le cabinet prévoit au moins une faillite retentissante avant la fin de l’année.
Meta, qui reste pour l’heure attaché aux modèles open source, a encore le pouvoir d’ouvrir le jeu. En outre, la partie reste ouverte dans la génération de musique et de vidéo, ainsi que dans les images 3D, avec l’émergence d’une nouvelle méthode d’entraînement : le “3D Gaussian Splatting for Real-Time Radiance Field Rendering”, qui pourrait succéder aux Nerf (lire Qant du 24 avril 2023). Dans l’édition vidéo, en particulier, l’avantage de Runway et Pika ne semble pas assez solide pour empêcher l’émergence de nouveaux acteurs.
Enfin, la réglementation et l’opacité des modèles créent ce qu’AI Technologies appelle des “coûts de gouvernance”. L’entrée en vigueur de l’AI Act les augmentera considérablement, faisant se tourner les industries les plus réglementées vers des modèles plus simples et plus petits.
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Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_8d173f1992e943babd953e923a37b973