Google a lancé une première expérimentation de l’intégration de l’IA générative dans son moteur de recherche. Nommée Search Generative Experience (SGE), cette initiative pourrait marquer une évolution profonde dans la manière dont les requêtes de recherche sont traitées. A l’heure actuelle, la SGE est disponible dans plus de 120 pays et en 7 langues, accessible via le programme Search Labs. Elle évoluera en fonction des expériences et des retours des utilisateurs.
La SGE utilise d’anciens modèles d’intelligence artificielle de Google, MUM et Palm 2, pour traiter et répondre aux requêtes des utilisateurs. Contrairement aux méthodes actuelles, qui analysent les requêtes mot par mot, la SGE intègre le contexte global d’une question pour fournir des réponses plus précises et pertinentes. Comme le montre la capture d’écran ci-dessous, elle génère une fenêtre de réponse générative au début de la première page de réponse, avec trois encarts pour les annonceurs éventuels.
L’intégration de l’IA dans la recherche de Google n’est pas nouvelle. Dès 2001, l’entreprise a intégré l’apprentissage automatique dans son système de correction orthographique. En 2019, Google a implémenté Bert (Bidirectional Encoder Representations from Transformers), une architecture de traitement du langage naturel très courante avant la généralisation des GPT, pour améliorer la compréhension contextuelle des requêtes. Par la suite, Google a déployé le Multitask Unified Model (MUM), un modèle multimodal et multilingue. A partir de 2021, par exemple, MUM est utilisé pour analyser les sujets des vidéos.
La SGE s’appuie sur cette fondation. Elle permet aux utilisateurs de poser des questions plus complexes et descriptives, en répondant par une synthèse rapide des sujets, avec des liens vers des résultats plus détaillés. SGE facilite également la rédaction de brouillons ou la génération d’images directement depuis la barre de recherche.
Lutter contre les hallucinations
Dans son document, Google souligne l’importance de développer et d’appliquer l’IA générative de manière responsable. Elle détaille la manière dont elle compte atténuer les problèmes connus des LLM, comme les hallucinations ou les inexactitudes. Elle met également l’accent sur la sécurité de la génération d’images, en filtrant les images contraires à sa politique d’utilisation pour l’IA générative.
Google utilise des évaluateurs indépendants pour mesurer la qualité des résultats présentés dans la SGE. Ces évaluations n’affectent pas directement les résultats du SGE, mais ils servent à entraîner les modèles et à améliorer l’expérience globale. Pour les sujets critiques comme la finance, la santé ou l’information civique, la SGE met un accent particulier sur la production de réponses factuelles corroborées par des sources fiables.
Un point clé porte sur le compromis à trouver entre la “factualité” et la fluidité des réponses de la SGE. Google a constaté que des réponses fluides et conversationnelles peuvent entraîner une plus grande probabilité d’inexactitudes, mais elles sont également plus susceptibles d’être considérées comme fiables par les évaluateurs humains.
Pour en savoir plus :
- Srinivasan Venkatachary et al., A new way to search with generative AI, Google, 2023
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Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_b47dc5dbcbc2485da8d6873da5ee9492