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Édito

L’autre retrait américain face aux Russes

Outre l’arrêt de l’aide militaire à l’Ukraine, les États-Unis sont en train de suspendre en catimini leur engagement contre les offensives cybernétiques russes. La semaine dernière, le service français de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères (Viginum), a rappelé l’intensité croissante de la menace.

L’autre retrait américain face aux Russes

La puissance cyber russe • Qant, M. de R. avec Midjourney

Vendredi dernier, l’US Cyber Command au Pentagone a reçu l’ordre de cesser toute planification opérationnelle contre la Russie, y compris les actes offensifs, comme la pénétration des réseaux. Ce n’est pas là un acte isolé. La Russie a disparu des nouvelles priorités de l’Agence pour la cybersécurité et la sécurité des infrastructures (Cisa : Cybersecurity and Infrastructure Security Agency), d’après Wired. Le magazine rappelle aussi que, la semaine dernière aux Nations unies, la secrétaire d’État adjointe à la cybersécurité des États-Unis a omis de mentionner la Russie parmi les sources d’attaques numériques, ne citant que la Chine et l’Iran.

Or, depuis le début de la guerre en Ukraine, la Russie a mis en place un vaste dispositif de propagande destiné à façonner l’opinion publique internationale. Un rapport du service français de cybersécurité Viginum, également publié la semaine dernière, met en lumière la diversité des stratégies employées par la Russie pour manipuler l’opinion publique internationale et manipuler le discours sur la guerre en Ukraine.

Le soutien américain a jusqu’à présent souvent été déterminant dans la défense contre lces opérations. Le désengagement trumpien ouvre un nouveau front pour les Européens, moins meurtrier que l’Ukraine, mais qui demande un engagement immédiat.

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Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_a2cbce2fb1954edfb108f1f3981c885c