- Proposé en 2022, le projet de directive sur la responsabilité de l’IA visait à permettre aux consommateurs de poursuivre développeurs et fournisseurs en cas de préjudice provoqué par le modèle. Il aurait donc principalement concerné les éditeurs américains, mais il a été retiré hier par la Commission européenne.
- La Commission a également archivé le projet, formulé dès 2017, de soumettre WhatsApp (Meta) et Skype (Microsoft) aux mêmes contraintes sur les données que les opérateurs télécoms européens.
- Enfin, la Commission a donné raison aux détenteurs de brevets racines (Ericsson, Nokia, Qualcomm) en retirant un projet de règle qui aurait favorisé les utilisateurs, provoquant les protestations des groupes américains, d’Apple et Alphabet.
- EN FILIGRANE : L’idéologie de Washington. “Nous pensons qu’une réglementation excessive du secteur de l’IA pourrait tuer une industrie transformatrice au moment même où elle prend son essor, et nous veillerons à ce que cela ne se produise pas” déclarait le vice-président américain J.D. Vance mardi dernier, au Sommet de l’IA de Paris. Il aura été entendu rapidement.
- À SURVEILLER : Munich. La retraite américaine d’Ukraine dominera certainement les débats à la conférence de Munich sur la sécurité, qui s’ouvre aujourd’hui. Mais ce sera aussi l’occasion de surveiller les relations entre la France et la Commission, qui multiplie les signes de très grande souplesse envers la nouvelle administration américaine.
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_5c42a474e69448f28e9a22b194ac272f