- La start-up Helion Energy, spécialisée dans la fusion nucléaire, vient de lever 425 millions de dollars, ce qui valorise l’entreprise à 5,2 milliards de dollars post-money et porte le montant total levé à plus d’un milliard.
- Parmi les investisseurs, figurent notamment Lightspeed Venture Partners, SoftBank Vision Fund 2 et Sam Altman.
- La start-up vise à fournir de l’électricité à Microsoft dès 2028 via une centrale de 50 mégawatts, commandée en 2023.
- En 2030, une deuxième centrale de 500 mégawatts devrait être mise en service. Elle sera consacrée à Nucor, un sidérurgiste américain qui contribue 35 millions à la levée de fonds.
- Le prototype Polaris, activé en décembre dans l’État de Washington, devrait être le premier réacteur à produire de l’électricité par fusion.
- La technologie de fusion d’Helion Energy est basée sur une approche de fusion magnéto-inertielle qui utilise une configuration magnétique à champ inversé (FRC, pour Field Reversed Configuration), où des aimants confinent le plasma et l’accélèrent depuis les extrémités opposées du réacteur, entrant en collision au centre. Cette collision comprime davantage le plasma, atteignant les conditions nécessaires à la fusion nucléaire. Lorsque le plasma se dilate suite à la fusion, il modifie le champ magnétique environnant et induit un courant électrique dans des bobines adjacentes, permettant ainsi de récupérer directement l’énergie produite.
- EN FILIGRANE : Reuters vient de révéler que la Chine construit un centre de recherche sur la fusion par laser dans le sud-ouest du pays, bien plus grand que son équivalent américain, le National Ignition Facility (NIF). Il devrait à la fois contribuer à la conception d’armes nucléaires et à la recherche sur la production d’énergie par fusion.
Source : Reuters
- À SURVEILLER : La perte de l’avance européenne. Le directeur général du projet Iter, à Cadarache dans les Bouches-du-Rhône, a annoncé en juillet dernier que le réacteur expérimental de fusion nucléaire, attendu pour 2025, aura un retard d’au moins huit ans et coûtera 5 milliards d’euros de plus que prévu. D’ici là, Helion aura peut-être remisé son tokamak aux manuels d’histoire des sciences.
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_585ed7c3ad6945b6b6f7e02bf7fea887