Certes, ces deux dernières sont plus avancées. Le métavers et le Web3 défraient chaque jour la chronique. Nous en rendons compte ici chaque jour. Ils ne sont pas sans évoquer les jeux en ligne et le commerce électronique, donnés pour morts ou marginaux en 2001, sortis en gloire de la tombe deux ans plus tard. De même, on verra émerger une nouvelle finance, un nouveau réseau pair-à-pair de masse et une nouvelle interface utilisateur. Tôt ou tard, mais pas demain.
Nos « téléphones mobiles » continueront de longues années à alourdir nos poches. Il faudra attendre que les lunettes XR et la BCI (interface directe du cerveau humain à la machine) parviennent à maturité pour imaginer leurs successeurs. Pour être « Qantiens », nous tenterons avec vous pendant ces années de distinguer le noumène du phénomène, ou plus prosaïquement de repérer la tendance sous l’actualité.
Avant même d’exister, en revanche, l’informatique quantique bouscule les marchés de la sécurité et de la blockchain. Elle offre en effet la perspective de pouvoir décoder, dans quelques années, toutes les communications encryptées actuelles et aussi de falsifier les blockchains qui construisent le Web3. Une double vague d’investissements gonfle ainsi, dans la création de cette nouvelle forme de calcul et dans la prévention des dommages qu’elle pourrait faire.
La sécurité reste ouverte aux start-up, mais la course au Qubit n’est l’apanage que des grands joueurs : Google, Amazon (AWS Braket), Microsoft, IBM, Tesla. On retrouve ces géants dans l’intelligence artificielle « générative » – c’est-à-dire capable de générer des textes, des images et des vidéos de plus en plus parfaitement réalistes – : les transformers pour le traitement du langage naturel et les réseaux adversariaux (GAN) pour la création audiovisuelle. Ces robots deviennent d’un usage commun, sinon général. DeepL dans la traduction et Otter dans la transcription montrent le chemin à venir de GPT-3 dans l’écriture, de Dall-e, Midjourney ou Stable Diffusion dans l’illustration… Une myriade de start-up se créent, outre-Atlantique, pour en simplifier encore l’utilisation. On dénombre plusieurs centaines de solutions disponibles dans le seul univers d’Open AI (GPT-3 et Dall-e), sans même inclure les autres modèles (Bert, Stability.ai), etc. Nous les testerons régulièrement pour une utilisation journalistique, en français.
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_8b26c8e868a643ce95ee95a8d0cd5b35