Emmanuelle Payan, directrice générale d’Inetum Consulting
**Qant. L’IA générative est-elle assez mûre pour qu’on puisse parler de retour sur investissement ? **
Emmanuelle Payan. Tout dépend du cas d’usage. Dans la relation client, par exemple, nous observons des gains de productivité de 30 à 40% dans le traitement de réclamations. Mais c’est un process et un traitement bien spécifiques. De même, concernant la gestion et la génération de code, les gains d’efficacité vont généralement de 5 à 10% mais sur le débogage, par exemple, on atteint des gains d’efficacité autour de 30%. En conséquence, pour libérer les gains de productivité de l’IA, il faut transformer la façon dont les gens travaillent, remodeler chaque processus individuellement. Tout cela prend du temps et ralentit chez nos clients le passage à l’échelle.
Qant. Cette nouvelle transformation représente-t-elle un risque social ? On parle de millions d’emplois potentiellement détruits…
Emmanuelle Payan. Toutes les études indiquent que le développement de l’IA va supprimer un certain nombre de métiers et transformer profondément la plupart des autres. De nouveaux métiers autour des LLMs vont apparaître.
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_b18ab0291a1c42629017e3db4265406a