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Amazon utilise l’IA générative pour optimiser ses livraisons et ses entrepôts

Amazon intègre l'intelligence artificielle générative dans ses opérations logistiques afin d'accélérer les livraisons le jour même, tout en améliorant l'efficacité de ses robots d'entrepôt et en réduisant son empreinte carbone.

Amazon utilise l’IA générative pour optimiser ses livraisons et ses entrepôts

Amazon utilise désormais l’intelligence artificielle générative pour améliorer ses opérations de livraison, en particulier en ce qui concerne les expéditions le jour même. Cette technologie permet d’optimiser les itinéraires de livraison, d’améliorer les capacités des robots dans les entrepôts et de mieux prévoir la répartition des produits dans ses centres logistiques. L’objectif est de réduire les distances parcourues par les colis, ce qui favorise à la fois la rapidité de livraison et la durabilité des processus.

Les transformers derrière les manettes

Depuis 2020, Amazon a commencé à développer des modèles de prévision de la demande et d’optimisation de la chaîne d’approvisionnement en utilisant l’architecture des transformers, la base de l’IA générative. En mars 2024, environ 60 % des commandes Prime dans les 60 plus grandes métropoles américaines ont été livrées le jour même ou le lendemain, et la société espère augmenter ce pourcentage grâce à l’IA.

Dans ses centres de tri, Amazon a intégré des robots capables de se déplacer de manière plus intelligente et fluide grâce à l’IA générative. Par exemple, les robots chargés de livraisons urgentes peuvent se frayer un chemin plus rapidement en se coordonnant avec d’autres machines. Amazon a également développé des unités autonomes, appelées Proteus, qui utilisent l’IA générative et la vision par ordinateur pour éviter les obstacles et localiser les positions idéales pour déposer des articles.

Covariant, un allié de poids

Dans le cadre de sa stratégie en matière d’intelligence artificielle, Amazon a acquis les modèles d’une start-up spécialisée dans l’IA, Covariant, qui permettent aux robots de manipuler une plus grande variété d’objets. En outre, la société développe un robot bipède nommé Digit, capable de saisir et de manipuler des objets de manière humanoïde. Les bras robotiques « Robin », déjà en service, utilisent l’IA pour ajuster la pression nécessaire pour manipuler des colis de différentes tailles et formes.

L’introduction croissante de robots dans les entrepôts soulève des inquiétudes quant à la possibilité que ces machines remplacent la main-d’œuvre humaine. Cependant, Amazon affirme que ces technologies visent plutôt à alléger les tâches physiques des employés, créant ainsi de nouveaux types de postes, notamment dans la maintenance des robots. En ce sens, la société prévoit d’investir 1,2 milliard de dollars (environ 1,13 Md€) pour former plus de 300 000 employés d’ici 2025 afin qu’ils s’adaptent à ces changements technologiques.

L’épée de Damoclès de la neutralité carbone

En matière de logistique, Amazon a livré plus de 2 milliards de colis le jour même ou le lendemain au premier trimestre 2024. Grâce à l’IA générative, la société est capable de mieux prédire la demande et d’anticiper où placer les articles dans ses entrepôts avant même qu’ils ne soient commandés, réduisant ainsi les distances de livraison et améliorant la rapidité.

Néanmoins, l’adoption massive de l’IA générative n’est pas sans poser des problèmes, notamment en ce qui concerne son empreinte carbone. Former et exécuter ces modèles consomme d’importantes quantités d’énergie, et les prévisions estiment que les serveurs d’IA pourraient consommer autant d’électricité que des pays entiers d’ici 2027. Ce constat est en contradiction avec l’engagement d’Amazon à atteindre la neutralité carbone d’ici 2040.

Pour en savoir plus : CNBC

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Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_08309013ac3d4e2c944ac82caadbab23