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Adoption de la GenAI : l’Europe à la traîne

La Chine caracole en tête du classement de l’adoption de l’IA générative par les décideurs. À quelques exceptions près, Européens et sud-Américains traînent la patte.

Adoption de la GenAI : l’Europe à la traîne

Selon une enquête du SAS Institute et de Coleman Parkes Research réalisée auprès de 1 600 décideurs économiques internationaux, environ 40 % des entreprises françaises ont commencé à utiliser l’IA générative, bien que cette technologie ne soit pleinement mise en œuvre que par un petit nombre d’entre elles. Un pourcentage qui reflète l’adoption prudente mais croissante de la GenAI dans l’Hexagone, qui transforme progressivement les processus commerciaux et industriels. Cependant, la France, comme d’autres pays européens, fait face à des obstacles significatifs en matière de compétences et d’infrastructures. Près de 54 % des décideurs signalent une insuffisance de compétences internes, ce qui freine l’implémentation effective de l’IA générative​​.

De plus, les préoccupations liées à la confidentialité des données et à la sécurité demeurent majeures, avec 75 % des entreprises exprimant des inquiétudes à ce sujet​​.

L’Europe du Sud et l’Amérique latine, lanternes rouges

L’Europe dans son ensemble présente une image contrastée. Alors que les pays nordiques et le Royaume-Uni montrent des taux d’adoption similaires à ceux de la France, l’Europe du Sud et de l’Est sont nettement en retard. En Espagne et en Pologne, respectivement 67 % et 64 % des entreprises trouvent difficile de passer de la phase conceptuelle à une utilisation pratique de l’IA générative​​. La disparité en matière de ressources technologiques et de compétences aggrave cette situation. En Amérique latine, la situation est encore plus préoccupante. Seulement 8 % des entreprises de la région ont pleinement mis en œuvre l’IA générative, et 37 % sont en phase de test ou d’initialisation​​.

Les principaux obstacles dans ces régions comprennent l’absence d’outils appropriés et les problèmes de compatibilité avec les systèmes existants. Par exemple, 57 % des répondants en Amérique latine déclarent ne pas disposer des outils nécessaires pour implémenter l’IA générative, et 52 % manquent d’expertise interne pour le faire​​. Ces carences technologiques et en compétences ralentissent considérablement l’adoption de l’IA générative, limitant ainsi son impact potentiel sur les économies locales.

L’Asie en tête de course

À l’inverse, l’Asie, en particulier la Chine, le Japon et l’Australie, se positionne comme un leader mondial dans l’adoption de l’IA générative. En Chine, par exemple, plus de 83 % des entreprises utilisent déjà l’IA générative, avec des applications pleinement intégrées dans les processus réguliers de nombreuses organisations​​. Les secteurs les plus avancés incluent les télécommunications, la vente au détail et les services financiers, où l’IA joue un rôle crucial dans l’optimisation des opérations et l’amélioration de l’expérience client.

Les entreprises asiatiques montrent également une meilleure préparation en matière de conformité réglementaire. Environ 71 % des entreprises en Asie-Pacifique ont déjà mis en place des politiques internes de gestion de l’IA générative, contre seulement 52 % en Amérique latine​​. Cette préparation se traduit par une meilleure intégration et une utilisation plus efficace de l’IA générative, permettant aux entreprises asiatiques de maximiser les bénéfices de la GenAO.

Les secteurs les plus avancés à travers le monde incluent la banque, l’assurance et le retail, où l’IA est utilisée pour améliorer l’efficacité opérationnelle et l’expérience client​​. En queue de peloton, la santé ou encore le secteur public.

Pour en savoir plus :

Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_c1df565fe4d04c3790a63ff8ed41aae6