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Touche pas à mon lanceur d’alerte

Alors qu’OpenAI a commencé l’entraînement du futur GPT-5, elle peine à faire taire les polémiques sur la sécurité. L’esprit “doomer”, qui s’inquiète des risques existentiels de l’IA, montre sa résilience.

Touche pas à mon lanceur d’alerte

1,7 million de dollars. C’est le prix que paiera Daniel Kokotajlo, un ancien employé d’OpenAI, si la société fait jouer les clauses anti-dénigrement qui lui permettent de récupérer les actions qui lui ont été attribuées. En cause : la lettre ouverte qu’il vient de signer avec 11 de ses anciens collègues – dont un certain nombre restent anonymes. Ceux qui sont encore en poste à OpenAI ont peur des rétorsions, expliquent les signataires.  

Plus sereins, deux employés de Google Deepmind les ont rejoints, ainsi que le père du deep learning Geoffrey Hinton. Lawrence Lessig, l’un des créateurs du droit du numérique, assurera leur défense comme il avait défendu, contre Meta, la donneuse d’alerte Frances Haugen. 

D’OpenAI à Meta, via Google, X et Anthropic, une course effrénée s’est en effet installée à qui créera les modèles de fondation les plus avancés. Les “accélérationistes” et les “techno-optimistes” ont triomphé dans la Silicon Valley (lire Qant du 23 novembre 2023 et du 18 octobre 2023).

Alors que l’entraînement de GPT-5 a commencé, leurs opposants les “doomers” font de la résistance.

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Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_d83e149bef17465ea8cb048760c4e814