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Quand les robots perdent la tête, puis la retrouvent

Le biologiste Hashem Al-Ghaili et sa start-up BrainBridge annoncent pouvoir faire transplanter une tête par des bras robotiques par des robots dans une décennie. Sans convaincre grand monde.

La start-up américaine BrainBridge, dirigée par le biologiste moléculaire yéménite Hashem Al-Ghaili, annonce un projet ambitieux : réaliser des greffes de faces et de têtes, par le biais de bras robotiques, d’ici moins de dix ans. Une idée qui semble tout droit sortie d’un film de science-fiction et qui suscite autant de scepticisme que de curiosité. BrainBridge affirme avoir développé un système robotisé capable de greffer une tête sur le corps d’un donneur en état de mort cérébrale, tout en préservant les fonctions cognitives et les souvenirs de l’individu transplanté. L’objectif affiché est d’offrir des solutions aux patients atteints de maladies incurables comme la paralysie, certains cancers, et des maladies neurodégénératives comme Alzheimer et Parkinson.

Un système théorique basé sur des algorithmes d’IA

Le système de BrainBridge utilise des robots chirurgicaux et des algorithmes d’intelligence artificielle pour guider la procédure de transplantation. Grâce à une imagerie moléculaire en temps réel, le système promet une reconnexion précise de la moelle épinière, des nerfs et des vaisseaux sanguins. Cependant, les détails techniques et les preuves concrètes de l’efficacité de cette technologie restent flous.

Il faut rester prudent face à ces annonces spectaculaires. La réparation de la moelle épinière, par exemple, est un défi que la médecine moderne n’a pas encore réussi à surmonter de manière satisfaisante. De plus, les tentatives de greffe de tête n’ont jamais abouti à des résultats probants.

Pour en savoir plus :

Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_9722160dfeac49c2ac251d14f82d25e7