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Droits d’auteur : le jeu risqué d’OpenAI

Le groupe News Corp, notamment propriétaire du Wall Street Journal, vient de signer un accord avec OpenAI pour donner accès à ses publications aux modèles de l’entreprise. Un nouveau coup de force dans le contexte tendu de la polémique avec Scarlett Johansson.

Droits d’auteur : le jeu risqué d’OpenAI

OpenAI a conclu ce jeudi un accord avec le groupe de médias News Corp permettant l’accès aux archives et articles actuels de nombreuses publications, notamment le Wall Street Journal, le New York Post, le Times de Londres et le Daily Telegraph. Cet accord pluriannuel, estimé à plus de 250 millions de dollars sur cinq ans, donne à OpenAI l’accès aux articles des titres de News Corp ainsi qu’à leurs archives, pour entraîner ses modèles IA et répondre aux questions de leurs utilisateurs. Le groupe News Corp rejoint ainsi la liste de plus en plus longue des médias ou conglomérats ayant signé de tels accords avec OpenAI, qui comprend Le Monde, The Financial Times, El Paìs, l’agence Associated Press (lire Qant du 14 mars et du 14 décembre 2023). Le New York Times se retrouve ainsi de plus en plus isolé dans son procès contre OpenAI.

Les déboires d’OpenAI avec le monde des créateurs et des artistes, cependant, ont été remis sur le devant de la scène ces derniers jours avec l’affaire opposant l’entreprise à la star américaine Scarlett Johansson. En début de semaine, l’actrice a accusé OpenAI d’avoir utilisé ses enregistrements publics pour créer Sky, une des voix du nouveau ChatGPT (lire Qant du 22 mai), sans son consentement. OpenAI a nié toute intention de copier sa voix et a suspendu l’utilisation de Sky pour éclaircir la situation. Depuis, la polémique ne cesse de gonfler, et elle emmène le conflit au-delà des limites du droit d’auteur.

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Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_9722160dfeac49c2ac251d14f82d25e7