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Dialogues avec le robot

La collaboration entre Open AI et Figure Robotics porte ses fruits : Figure 01 est déjà capable d’échanger avec un humain tout en suivant ses instructions.

Figure Robotics vient de montrer son robot humanoïde, le Figure 01, en pleine conversation avec un être humain. Au cours de la conversation, le robot exécute des commandes vocales et explique son comportement. Le système du robot, qui intègre des caméras, se base sur un modèle de vision-langage (ou VLM) d’OpenAI qui permet au robot de comprendre les paroles et de convertir ces informations en actions. Brett Adcock, co-fondateur et CEO de Figure, a confirmé que la démonstration a été effectuée sans téléopération et filmée à vitesse normale.

Il s’agit des premiers fruits de la collaboration entre Figure et OpenAI, qui a conduit Figure à réunir un tour de 675 millions de dollars en série B, notamment auprès du Startup Fund d’OpenAI, portant sa valorisation totale à 2,6 milliards de dollars (Amazon, Microsoft, Nvidia et d’autres investisseurs avaient pris part à l’investissement : lire Qant du 1er mars). Le robot est déjà capable de comprendre et d’exécuter des commandes, de localiser et de remettre des objets spécifiques, et de réaliser des tâches autonomes comme ramasser des déchets et ranger de la vaisselle. 

Pour une poignée de millions.

Pour en savoir plus :


  • OpenAI mise sur PI • Physical Intelligence (ou PI), une start-up californienne spécialisée dans le développement d’intelligence artificielle pour la robotique, vient d’annoncer son lancement, soutenue par OpenAI, Sequoia Capital ou encore Thrive Capital. La start-up affirme développer ses propres algorithmes d’apprentissage et modèles de fondation. Elle explique vouloir créer un modèle d’IA universel à destination d’applications robotiques diverses. Une annonce qui intervient dans un contexte de convergence de l’IA et de la robotique, illustrée cette semaine par une étude de l’université de Berkeley faisant se déplacer le robot Digit d’Agility Robotics (lire Qant du 12 mars).Pour en savoir plus: Bloomberg

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

  • Un Devin pour coder • La start-up londonienne Cognition AI vient de lancer Devin, un outil capable de générer de manière autonome du code pour des projets d’ingénierie complets. D’après l’entreprise, Devin va au-delà de l’assistance fournie par des outils comme GitHub Copilot, en exécutant entièrement les tâches qui lui sont assignées. Ce nouvel outil, actuellement en prévisualisation privée, promet d’automatiser les projets d’ingénierie, permettant aux équipes de se concentrer sur des tâches plus créatives. Cognition a récemment sécurisé un financement de 21 millions de dollars lors d’une levée de fonds de série A menée par Founders Fund, le fonds d’investissement de Peter Thiel.Pour en savoir plus: Bloomberg
  • Gemini vote blanc • Google vient de limiter les capacités de ses modèles Gemini à répondre aux questions liées aux élections de 2024 en Inde et aux États-Unis, respectivement en avril et novembre prochain. La décision vise à prévenir la désinformation générée par l’IA. Gemini, face à des questions politiques, suggère désormais d’utiliser la recherche Google. Le groupe prévoit d’étendre cette restriction à tous les pays qui organiseront des élections cette année.Pour en savoir plus: The Guardian
  • Le grand oui du Parlement européen à l’AI Act • Le Parlement européen a approuvé ce mercredi l’AI Act par une majorité écrasante, avec 523 votes pour, 46 contre et 49 abstentions. Le texte entrera en vigueur en 2026, avec quelques exceptions comme les interdictions d’usages qui seront applicables 6 mois après la date d’entrée en vigueur. Les systèmes d’IA seront classés en quatre catégories principales selon le risque potentiel qu’ils représentent pour la société, avec des règles strictes pour ceux considérés à haut risque avant leur introduction sur le marché européen (lire Qant du 8 février). Pour en savoir plus: Euronews

MONNAIES NUMÉRIQUES ET BLOCKCHAINS

  • Un bac à stablecoins à Hong-Kong • L’Autorité Monétaire de Hong Kong (HKMA) vient de lancer un bac à sable pour les stablecoins, qui complète les consultations sur les réglementations présentées en décembre dernier. Cette initiative vise à élaborer des exigences réglementaires adaptées et basées sur le risque, qui favoriseront le développement responsable des stablecoins. Les participants doivent montrer un intérêt véritable pour émettre des stablecoins basés sur le dollar hongkongais. Ils devront respecter les réglementations envisagées, notamment d’être basés à Hong Kong, avec un capital minimum de 25 millions de dollars hongkongais, soit un peu moins de 3 millions d’euros. Ce qui est le cas de Tether, dont le siège social est aux Îles Vierges mais la société opérationnelle est basée à Hong-Kong.Pour en savoir plus: Ledger Insights
  • Coinbase veut profiter du rebond des cryptos • Coinbase s’apprête à lever 1 milliard de dollars via une offre de dette convertible. Cette opération, qui inclut des options d’achat plafonnées pour réduire la dilution lors de la conversion en actions, veut permettre à Coinbase de capter les avantages d’un marché haussier (avec notamment une appréciation de l’ordre de 67% du Bitcoin depuis le début de l’année) sans diluer les intérêts des actionnaires existants. Les fonds devraient servir à refinancer la dette et potentiellement à acquérir d’autres entreprises.Pour en savoir plus: Bloomberg

SÉCURITÉ

  • **Utiliser l’IA face à la menace **• Microsoft lancera le 1er avril prochain « Copilot for Security », un service d’IA sous forme d’abonnement, visant à automatiser et améliorer la gestion de la sécurité. Basé sur GPT-4 et un modèle spécifique à Microsoft, ce service offre une IA générative intégrée à des produits comme Sentinel et Defender XDR, ainsi qu’en portail autonome compatible avec des produits tiers. « Copilot for Security » vise à accélérer les enquêtes sur les menaces, l’analyse de malware et la réponse aux incidents, promettant une productivité accrue et une défense à la vitesse de la machine. Le service sera facturé selon un modèle « pay-as-you-go » à 4 $/heure, utilisant une nouvelle unité de facturation appelée Security Compute Unit.Pour en savoir plus: The Register
  • Inception modifie la réalité dans le casque de Meta • Des chercheurs de l’université de Chicago ont révélé une faille de sécurité dans le système Quest VR de Meta, permettant une attaque dite « Inception » qui pourrait permettre de dérober des informations sensibles et d’accéder aux actions de l’utilisateur sur son casque. Bien que l’attaque nécessite un accès au réseau Wi-Fi de l’utilisateur et qu’elle n’ait pas encore été observée en dehors de l’étude, elle soulève d’importantes préoccupations en matière de phishing et d’escroqueries. Meta a réagi en affirmant travailler avec des chercheurs académiques pour résoudre la faille. Le nom de l’attaque fait référence au film Inception de Christopher Nolan, dans lequel la technologie permet d’accéder aux rêves d’autrui et de les modifier.Pour en savoir plus: MIT Technology Review

Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_4de61c752b4e4210bd527299f62d11dd