Le jour où le Parlement européen adoptait l’AI Act (lire ci-dessous), la commission sur l’intelligence artificielle (lire Qant du 13 mars), co-présidée par l’économiste Philippe Aghion et la présidente de l’ENS Anne Bouverot a remis à Emmanuel Macron un rapport comprenant 25 recommandations destinées à « faire de la France un acteur de la révolution technologique de l’intelligence artificielle« . La commission synthétise ses 120 mesures en 25 recommandations et lignes d’action, parmi lesquelles la création d’une agence mondiale de l’IA au sommet sur la sécurité de l’IA que la France hébergera en novembre, le lancement d’un plan de sensibilisation et de formation, ou encore la réorientation structurelle de l’épargne vers l’innovation, avec à court terme la création d’un fonds « France et IA » de 10 milliards d’euros, ce qui explique la surpondération de l’investissement dans les mesures préconisées.
On ignore bien sûr quelles mesures l’État choisira de suivre. Dans un contexte de restrictions budgétaires croissantes, la commission propose 27 milliards d’euros de dépenses supplémentaires en cinq ans. Mais si l’on passe en revue chacune des recommandations, on s’aperçoit qu’il y a là de quoi transformer la société française en profondeur, bien au-delà de ressusciter la filière semi-conducteurs grenobloise. Au menu : transformer les services publics, améliorer l’offre et le quotidien des soignants, généraliser le déploiement de l’IA dans l’enseignement supérieur…
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Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_4de61c752b4e4210bd527299f62d11dd