La 54ème rencontre du Forum économique mondial (WEF) à Davos ouvre ses portes aujourd’hui. Il vient de publier son étude annuelle, Global Risks Report 2024, selon laquelle la désinformation aggravée par l’IA représente la menace la plus importante pour l’économie mondiale dans les deux prochaines années (lire Qant du 11 janvier). Le rapport est basé sur une enquête auprès de près de 1 500 experts, dirigeants d’industrie et décideurs politiques.
De nombreuses élections sont prévues cette année, dans des pays comme les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Indonésie, l’Inde, le Mexique et le Pakistan. Elles toucheront à peu près 40 % de la population mondiale. L’IA pourrait influencer massivement l’opinion publique, remettant en question la légitimité des élections et exacerbant la polarisation sociale. Outre la désinformation, l’IA présente d’autres menaces. Notamment, elle facilite les cyberattaques et peut diffuser les biais de ses modèles, un problème difficile à traiter.
Ces risques soulignent selon le Forum la nécessité d’une coopération mondiale et de la mise en place de garde-fous. Parmi la liste des intervenants, on compte des grands noms de l’IA comme Sam Altman, Satya Nadella, Yann Le Cun, Demis Hassabis ou encore Geoffrey Hinton (mais pas Elon Musk). Parmi les conférences au programme, on notera par exemple une intervention du président de Microsoft Brad Smith sur la réglementation de l’IA ou de la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva sur l’impact de l’IA sur la géopolitique mondiale. Les opportunités que l’intelligence artificielle peut apporter dans les secteurs de la banque, de la santé, de la gestion de la main d’œuvre ou de la transformation numérique seront aussi discutées.
2023 aura été l’année de l’explosion de ChatGPT et de l’AI Act européen. Ce que sera 2024 ne se décidera pas à Davos, mais le Forum en donnera les tendances.
Pour en savoir plus :
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Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_356b437f35c841b3a128a3805b4a10d6