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Un robot pour désherber son champ et réduire les herbicides

Le robot autonome Ekobot Weai d’Ekobot AB identifie et élimine les mauvaises herbes, en couvrant jusqu’à 10 hectares par jour.

La société suédoise Ekobot AB vient de présenter Ekobot Weai, un robot autonome conçu pour désherber les champs. Ce robot de 600 kg, alimenté par batterie, est capable de fonctionner 10 à 12 heures par jour. Équipé de doigts métalliques et guidé par un système de vision par intelligence artificielle, l’Ekobot Weai est spécialement conçu pour identifier et éliminer les mauvaises herbes dans les champs de légumes tels que les oignons, les betteraves et les carottes.

Ce robot, qui peut couvrir environ 10 hectares par jour, navigue à l’aide d’un GPS. Il est doté de capteurs de sécurité pour éviter les collisions accidentelles. L’intégration de la technologie 5G, en collaboration avec la société de télécommunications suédoise Telia, permet à Ekobot de communiquer à distance avec un serveur central, partageant ainsi des données d’apprentissage précieuses.

L’utilisation d’Ekobot Weai pourrait permettre de réduire l’usage des herbicides jusqu’à 70% dans les cultures d’oignons, selon les essais menés. Actuellement disponible en Suède et aux Pays-Bas, Ekobot est en voie d’expansion vers le Danemark, la Norvège et prévoit une présence dans neuf pays de l’Union Européenne, au Royaume-Uni et aux États-Unis d’ici 2030.

Pour en savoir plus : Ars Technica

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

  • L’IA qui traduit plus vite que son ombre : Meta AI vient de présenter Seamless, un outil d’IA de traduction qui permet une conversation multilingue en temps réel. Il intègre deux modèles principaux : SeamlessExpressive, qui permet de traduire en conservant les nuances vocales, et SeamlessStreaming, qui utilise la technique Emma (Efficient Monothonic Multihead Attention) une méthode avancée en traitement du langage naturel, pour traduire des paroles en temps réel sans attendre la fin des phrases.Pour en savoir plus: MarkTech Post
  • Les conflits d’intérêts de Sam Altman : OpenAI aurait signé une lettre d’intention pour acheter pour 51 millions de dollars de puces à la startup Rain Neuromorphics. Les unités de traitement neuromorphique (NPU) de Rain sont conçues pour imiter les caractéristiques du cerveau humain. Cependant, l’accord soulève des questions sur les conflits d’intérêts potentiels du CEO d’OpenAI Sam Altman, qui a également investi personnellement dans Rain. La semaine dernière, le fonds saoudien Prosperity7 Ventures a été contraint de vendre sa participation dans Rain pour des raisons de sécurité nationale (lire Qant du 4 décembre).Pour en savoir plus: The Information,
  • ByteDance se voit créateur de chatbots : ByteDance, la société chinoise propriétaire de TikTok, développe une plateforme ouverte permettant aux utilisateurs de créer leurs propres compagnons IA, entrant ainsi sur le marché de l’IA générative, selon un mémo interne. La plateforme devrait être lancée en version bêta publique d’ici la fin du mois. Pour en savoir plus: South China Morning Post, The Decoder
  • L’IA joue à l’oenologue : Des chercheurs de l’université technique du Danemark, de l’université de Copenhague et de Caltech ont développé un outil d’intelligence artificielle capable de détecter les fraudes dans le vin en traçant son origine. Ils ont utilisé l’apprentissage automatique en combinaison avec la chromatographie en phase gazeuse, une technique de laboratoire qui sépare et identifie les composés d’un mélange, pour analyser les vins. Cette méthode permet à l’algorithme de distinguer les vins selon leur région et domaine de production avec une précision de 99% pour identifier le château, bien que sa capacité à différencier les millésimes soit moins précise.Pour en savoir plus: The Guardian

BLOCKCHAINS

  • La livre numérique et l’exclusion financière : Le Comité du Trésor de la Chambre des communes du Royaume-Uni a demandé à la Banque d’Angleterre et au Trésor de mener des études supplémentaires sur la viabilité et les risques d’une livre numérique, en raison des coûts importants déjà engagés. Le comité exprime des préoccupations sur l’investissement nécessaire pour un lancement officiel et doute que les avantages l’emportent sur les risques, tout en insistant pour que la livre numérique n’accentue pas l’exclusion financière déjà présente au Royaume-Uni.Pour en savoir plus: Coin Telegraph

QUANTUM

  • Le Condor d’IBM prend son envol : IBM vient d’annoncer la création d’un processeur quantique de plus de 1 000 qubits et prévoit d’atteindre des qubits corrigés d’erreurs d’ici la fin de la décennie. La nouvelle puce Condor représente le plus grand processeur quantique basé sur des transmons, une variante du qubit de charge conçue pour être moins sensible aux interférences électriques. Cette avancée marque la fin de la première phase expérimentale de sept ans dans le développement de l’informatique quantique chez IBM.Pour en savoir plus: Financial Times

Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_eb1a92014dd94059b1595ac06344178b