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Retour à Bletchley Park

Le sommet sur l’IA tenu à Bletchley Park par le Royaume-Uni s’est clôturé la semaine dernière par une déclaration commune signée par vingt-huit pays et l’Union Européenne.

Retour à Bletchley Park

Dans l’enceinte historique de Bletchley Park, berceau de l’informatique durant la Seconde Guerre mondiale, vient de se tenir le premier sommet mondial sur la sécurité de l’intelligence artificielle. Une centaine de personnalités, de la vice-présidente américaine Kamala Harris au ministre français de l’Économie Bruno Le Maire, via des dirigeants d’entreprises comme Sam Altman ou Elon Musk. L’objectif était de forger un consensus international pour encadrer les risques liés au développement de l’IA.

Une déclaration reconnaissant la nécessité de s’attaquer aux risques posés par l’IA a été signée par 28 pays, qui se sont donné rendez-vous en Corée puis en France, l’an prochain. Autres résultats concrets, le soutien aux Nations Unies pour la création d’un panel d’experts sur l’IA, calqué sur le modèle du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), ainsi que l’engagement par les grandes entreprises technologiques de collaborer avec les gouvernements pour tester leurs modèles d’IA les plus avancés.

Juste avant l’ouverture du sommet, la Maison-Blanche a émis un décret exécutif qui régule le développement de l’intelligence artificielle (lire Qant du 31 octobre) et le G7 a introduit un code de conduite volontaire pour les organisations développant des systèmes d’IA avancés, avec un cadre de 11 points pour guider les développeurs dans la création et le déploiement responsables de l’IA. Ce code, qui est amené à évoluer dans le temps, s’inscrit dans le cadre du processus Hiroshima lancé fin mai (lire Qant du 17 octobre).

Le 30 octobre, plusieurs entreprises dont TikTok, Snapchat et Stability AI, ainsi que les gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de l’Australie, parmi 27 signataires, se sont engagés à travailler ensemble pour lutter contre les images d’abus sexuels sur enfants générées par l’intelligence artificielle. Cette initiative fait suite à des données de l’Internet Watch Foundation révélant la présence de près de 3 000 images de ce type sur un forum du dark web, avec un appel à agir rapidement (lire Qant du 26 octobre).

*Pour en savoir plus : *

Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_97e99ce608fb41048104b0d573dfc199