Aller au contenu

Veille tech & IA — analyses Qant Recherche

Article

La publicité IA déferle dans le monde

En annonçant le lancement de nouveaux outils de création de publicités grâce à la GenAI, Meta confirme que le secteur a bel et bien pris le virage de l’IA. Mais le spectre de la législation autour des droits d’auteurs demeure.

La publicité IA déferle dans le monde

Une affiche promotionnelle pour la deuxième saison de la série « Loki » sur Disney Plus suscite la controverse. L’image d’une horloge en spirale dans le fond de l’affiche présente des signes caractéristiques d’une génération par IA, selon plusieurs artistes comme l’illustratrice Katria Raden qui a dénoncé l’utilisation de l’IA sur X (ex-Twitter). Mais elle ne représente que le début d’une grande vague. Cet été, l’agence WPP a réalisé en Inde pour Cadbury (groupe Mondelez) une campagne avec la star de Bollywood Shah Rukh Khan, qui propose aux spectateurs de visiter leurs magasins de proximité pendant la fête de Diwali, le 12 novembre prochain. Les microsites de 2 000 échoppes ont ensuite généré 130 000 publicités grâce à l’IA, générant 94 millions de vues sur Youtube et Facebook en août dernier, d’après WPP. Son directeur général, Mark Read, estimait devant Reuters que l’IA permet de réduire les coûts “de dix à vingt fois”.

Unilever et Nestlé préparent également, d’après Reuters, des campagnes majeures avec l’IA. Aux Etats-Unis, Coca-Cola, Heinz, Mac Donald’s sont déjà montés sur le ring, parmi d’autres annonceurs moins connus. En France, le pionnier Bescherelle, qui montrait en décembre 2022 l’importance de l’orthographe à travers des prompts (lire Qant du 16 décembre 2022) a été rejoint par Undiz :

La tendance semble inarrêtable. Après avoir annoncé plus tôt cette année vouloir révolutionner la publicité grâce à l’IA générative (lire Qant du 6 avril), Meta déploie désormais ses premières fonctionnalités de GenAI destinées aux annonceurs. L’une leur permet de générer plusieurs arrière-plans différents pour modifier l’apparence de leurs images de produit. Une autre, appelée « expansion d’image », ajuste les actifs pour s’adapter à différents produits ou à différents réseaux sociaux, comme les « reels » d’Instagram. Enfin, avec la fonction de variations de texte, l’IA peut créer différentes versions de texte mettant en avant des mots-clés spécifiques.

Meta a testé ces fonctionnalités avec un ensemble restreint d’annonceurs sur l’AI Sandbox, un “terrain de jeu” lancé par l’entreprise en mai pour tester de nouveaux outils de GenAI à destination des annonceurs. Meta a indiqué que l’IA générative permettrait à ces derniers d’économiser plus de cinq heures par semaine. Le groupe a également annoncé qu’il travaillait sur de nouvelles fonctionnalités d’IA, notamment pour générer des copies publicitaires ou des arrière-plans thématiques, et qu’il intégrerait l’IA dans WhatsApp et Messenger pour la communication avec les clients.

En mai dernier, Google avait de son côté annoncé le lancement de Product Studio, un nouvel outil permettant aux entreprises de créer facilement des images de produits à l’aide de l’IA générative (lire Qant du 25 mai). L’outil permet notamment de créer de nouvelles images au sein de Merchant Center Next, la plateforme de Google destinée aux entreprises pour gérer la manière dont leurs produits apparaissent sur le moteur de recherche.

*Pour en savoir plus : *

Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_3c8adbe4eb594be2ba81a296e6b4aa31