Getty Images vient de lancer « Generative AI by Getty Images », un outil de génération d’images entraîné à partir de la bibliothèque de Getty, l’une des plus grandes au monde. Cela permet à Getty de garantir le plein respect des droits d’auteur et l’indemnisation des ayants droit pour toute image créée et publiée commercialement. Les utilisateurs détiendront des droits perpétuels, mondiaux et illimités sur les images qu’ils créent, suivant la licence standard de Getty.
Désinformation et droit d’auteur
L’outil s’est avéré efficace pour produire des représentations réalistes, notamment des figures humaines. Toutefois, il possède des restrictions concernant les types d’images générables, dans la tentative d’éviter la manipulation et la désinformation, le détournement d’événements réels, la reproduction du style d’artistes vivants… Les images générées portent également un filigrane indiquant qu’elles sont créées par l’IA. Parallèlement, Getty envisage de permettre aux clients d’ajouter leurs propres données pour former le modèle dans un futur proche.
Generative AI by Getty Images a été développé sur la base de Picasso, un LLM créé par Nvidia (lire Qant du 23 mars). Pour des raisons de coûts, sans doute, le modèle n’a été entraîné que sur une portion des 477 millions d’images de Getty. Mais il se veut déjà une réponse à Firefly, le générateur d’images d’Adobe (lire Qant du 15 septembre), et surtout une solution au problème épineux du respect des droits d’auteurs dans l’IA générative.
La presse contre l’IA
En début d’année, Getty avait poursuivi en justice la start-up britannique Stability AI pour avoir entraîné son modèle Stable Diffusion avec des images appartenant à Getty, sans proposer de compensation (lire Qant du 8 février). Cela se rajoute aux nombreux procès intentés par des créateurs individuels, graphistes ou écrivains.
Côté texte, CNN et le Wall Street Journal avaient ouvert le feu dès cet hiver et menacé OpenAI d’un procès (lire Qant du 21 février). Rien ne s’en est ensuivi – sauf peut-être un accord en coulisses. En revanche, la plainte de Thomson Reuters, qui détient notamment l’agence de presse Reuters, contre Ross Intelligence débouchera bien sur un procès. Le groupe canadien accuse la start-up californienne d’avoir illégalement copié du contenu de sa plateforme de recherche juridique Westlaw pour entraîner une IA, depuis fermée. Le procès posera les précédents sur l’utilisation non autorisée de données pour former des systèmes IA.
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Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_348bee372bc044279d82d8302eb7529e