Aller au contenu

Veille tech & IA — analyses Qant Recherche

Article

Ca y est, vos tweets nourrissent l’IA

Une mise à jour de la politique de confidentialité de X-Twitter permet désormais au réseau social d’Elon Musk d’utiliser les données de ses utilisateurs pour former de futurs modèles d’IA. Tout comme Google, Meta et OpenAI, X-Twitter affirme limiter cette collecte de données sans pour autant parvenir à rassurer. La course aux données entre géants de la tech est trop forte.

Ca y est, vos tweets nourrissent l’IA

À son tour, le réseau social désormais connu comme X vient de mettre à jour sa politique de confidentialité des données. X-Twitter précise désormais à ses utilisateurs qu’elle collectera leurs données biométriques ainsi que leur historique professionnel et éducatif. En plus de cela, la société prévoit d’utiliser les informations qu’elle collecte et d’autres données publiquement disponibles pour former ses modèles d’apprentissage automatique et d’IA.

Cette modification a été repérée par Alex Ivanovs du média Stackdiary. Le propriétaire de X-Twitter, Elon Musk, a des ambitions d’entrer sur le marché de l’IA avec une autre entreprise, X-AI (lire Qant du 17 avril), et devrait donc utiliser X comme source de données pour X-AI. Elon Musk a précisé – sur X – que son projet est d’utiliser « uniquement des données publiques, sans DMs ou informations privées« . Auparavant, Musk avait déclaré que X-AI utiliserait des « tweets publics » pour former ses modèles d’IA. Il avait également accusé d’autres géants de la technologie d’utiliser Twitter pour former leurs modèles d’IA et menacé Microsoft d’une action en justice pour une utilisation présumée illégale des données de Twitter.

X, et aussi Y, Z…

Meta de son côté a anticipé la levée de boucliers concernant l’utilisation des données de ses utilisateurs. L’entreprise a mis à jour son centre d’aide pour inclure un formulaire intitulé « Generative AI Data Subject Rights« , permettant aux utilisateurs de soumettre des demandes concernant l’utilisation de leurs informations pour la formation de modèles d’IA générative. A cela près, Meta garde les mains libres quant à l’utilisation qu’elle fait des données de ses 3 milliards d’utilisateurs, du moins quant à l’IA.

Au début du mois d’août, OpenAI avait pour sa part lancé GPTBot, un nouveau crawler destiné à améliorer ses futurs modèles. Ce système parcourt le web à la recherche de données pour améliorer la précision, les capacités et la sécurité de l’IA. Les administrateurs de sites web peuvent choisir d’accorder ou de restreindre l’accès de GPTBot à leurs sites.

Le lancement de GPTBot avait ravivé le débat sur les droits d’auteur et la monétisation des données, qui s’était ouvert avant même que Google ne se donne le droit, avant tous les autres, d’utiliser toutes les données publiques sur Internet (lire Qant du 9 juin, 12 juin et 6 juillet).

*Pour en savoir plus : *

Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_64fec2bfdf5a425d8c8c9e5a1c286f49