Alors que son fondateur et CEO Sam Altman s’apprête à être auditionné aujourd’hui par le Congrès américain, OpenAI réplique à Google et franchit un nouveau pas dans la course qu’elle a engagé avec Microsoft, son principal actionnaire et soutien. Les abonnés à ChatGPT Plus – son service payant, fondé sur GPT-4 – se verront offrir deux nouveaux services en bêtatest.
Tout comme BingChat et Bard (lire Qant du 8 février et du 11 mai), ChatGPT Plus accèdera désormais à Internet, en apportant à ses abonnés des réponses à jour et non plus limitées à ses données d’entraînement. Certains considèrent que la possibilité pour ChatGPT de naviguer sur le web pourrait aider à minimiser les « hallucinations » de l’IA et à affiner les efforts de collecte de données des marques. Toutefois, cela pourrait aussi représenter une menace pour certains sites web et créer des problèmes de sécurité pour les données sensibles.
Il n’en sera sans doute pas de même de sitôt pour la version gratuite, ChatGPT, basée sur un modèle de fondation plus ancien et moins robuste. Celle-ci continue pourtant sa croissance : d’après SimilarWeb, le site a reçu 1,76 milliard de visites en avril dernier (+12,6%). Cela permet à certains d’extrapoler, audacieusement, le nombre d’utilisateurs à 173 millions.
Nouveaux sens, nouvelle rivalité
En outre, les abonnés à ChatGPT Plus pourront utiliser plus de 70 plugins tiers. OpenAI avait commencé à doter ChatGPT de “ces oreilles et ces yeux” il y a deux mois (). AskYourPDF va lire pour l’utilisateur un fichier déterminé et baser ses réponses sur celui-ci ; Ndricks Sports lui apporte l’actualité sportive en temps, et ainsi de suite. OpenAI oriente ainsi son produit phare vers un rôle de plateforme plutôt que celui d’un simple outil. Cela semble principalement destiné à faire pièce à la communauté open source, qui travaille sur des agents génératifs autonomes capables de naviguer sur le web et d’effectuer des tâches spécifiques (voir Qant du 9 mai).
Reste à voir comment cette initiative sera reçue chez Microsoft, qui déploie un agent basé sur GPT-4, Copilot, sur toute sa plate-forme applicative. D’autant que Bing, systématiquement pionnier dans le déploiement de l’IA générative, n’avait obtenu en février qu’une augmentation de 15 % de ses visites quotidiennes, et que sa part de marché dans la recherche ne semble pas décoller. Les premières tensions entre la start-up et le géant étaient apparues le mois dernier.
Source : OpenAI
Pour en savoir plus : Venture Beat
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_f323c53841854ace81fc6ed501f4612a