Ah, l’Europe… Pour une fois qu’elle tenait une bonne formule… Le mur de drones n’aura vécu que quinze jours. Cette semaine, la Commission est revenue à son naturel bureaucratique, en présente une feuille de route qui pose les bases d’une défense commune, en faisant notamment appel à l’IA. Reste à espérer que la France ne fasse pas dérailler le projet au Conseil européen d’octobre, répétant l’erreur historique de la CED.
La même semaine, Londres donne à Bruxelles une grande leçon de réglementation efficace : sa loi sur les véhicules autonomes de l’an dernier en fera la ville européenne où les robotaxis s’implanteront en premier, propulsant Wayve, la très innovante start-up britannique sur la conduite autonome. Et Pékin donne au monde une leçon de politique industrielle, mêlant électricité décarbonée et intelligence artificielle dans un unique instrument, presque un service public.
Quant aux États-Unis, la promulgation des lois californiennes sur l’IA les dote, enfin, d’un cadre réglementaire, fût-il partiel et régional. Juste de quoi faire repartir les polémiques : le marketing de la peur a gagné la politique. Il permettait à Sam Altman de vanter la puissance de son produit en affirmant, fort raisonnablement, qu’il fallait la craindre et la réguler. Il permet à Gavin Newsom, le gouverneur démocrate, de sembler plus raisonnable et sérieux que l’occupant de la Maison-Blanche.
Mais ce n’est pas très difficile.
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Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_aad372005537452aafcdcab0637abf0f