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Veille tech & IA — analyses Qant Recherche

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La « saison des résultats » à Wall Street et le succès de Figma montrent l’obsession de la bourse américaine pour l’IA, mais aussi une grande diversité dans l’efficacité du déploiement.

Le lièvre et la tortue au temps de l’IA Qant avec GPT-4o* *

  • AI are the champions. Cette semaine, Microsoft a rejoint Nvidia au palmarès des sociétés qui valent plus de 4 000 milliards de dollars. Sa capacité à monétiser ses investissements IA à travers ses services cloud a convaincu (+39% à taux de change constant, dépassant largement les attentes). Amazon a également dépassé les attentes : son activité cloud, AWS, montre la croissance la plus rapide (17,5 % à 30,9 milliards de dollars) et elle génère plus de la moitié de la marge opérationnelle du groupe (10,2 milliards sur 19,2 milliards au total, alors qu’AWS représente moins du quart du chiffre d’affaires global). Mais la comparaison avec Microsoft Azure a été fatale : le titre a décroché (-7%) en réaction. Le troisième larron, Google, a lâché la bride à ses investissements dans la tentative de calmer les investisseurs (lire Qant du 25 juillet).
  • Puces dorées. En amont de la chaîne, le fondeur taïwanais TSMC a livré des résultats spectaculaires avec un chiffre d’affaires en hausse de 44 % et un bénéfice net qui croît de 60 %. Le calcul haute performance (HPC), alimenté par la demande IA, contribue à 60% des recettes contre 52% l’année précédente, et les puces à 3 nanomètres atteignent 24 % du chiffre d’affaires. L’IA bénéficie également à Qualcomm, qui a bénéficié de la demande croissante pour ses puces dédiées à l’IA mobile et aux solutions automobiles.

Les forges de l’IA Qant avec GPT-4o* *

  • Tarifs salés. En revanche, la perspective des tarifs trumpiens, attendus désormais pour le 7 août, obscurcissent les perspectives d’Apple. Ils ont réduit sa marge brute de 800 millions de dollars ce printemps, et devraient peser pour 1,1 milliard pendant l’été. Pour calmer les inquiétudes sur ses échecs dans l’IA, Tim Cook s’est déclaré prêt à des acquisitions de grande taille, mais il en faudra plus que des déclarations et des résultats au-dessus des attentes pour faire repartir un cours de bourse à la peine depuis cet automne, quand il est devenu clair qu’Apple n’allait pas tenir ses promesses d’IA. Les tarifs font plonger son grand rival Samsung Electronics, qui voit sa rentabilité se contracter de 94 %. Il aura fallu la promesse d’un immense contrat de Tesla, de 16,5 milliards de dollars, pour calmer la tempête autour du Coréen, dans l’espoir d’une revitalisation de ses activités de fondeur. Les trois entreprises continuent d’investir massivement, mais leur futur modèle économique, « AI-phones » pour les uns et robotaxis pour la troisième, doit encore faire ses preuves face à la concurrence chinoise.
  • Streaming Plus. En tout cas, les exemples se multiplient d’adaptation réussie à l’IA dans les applications. La marge opérationnelle de Netflix s’est améliorée à 34,1%, reflétant l’efficacité de sa stratégie de contenu optimisée par IA. L’enfant chéri du métavers, Roblox, a surpris positivement avec une croissance de l’ordre de 50 %. Le succès de jeux comme Grow a Garden illustre l’efficacité de ses algorithmes IA de découverte et de recommandation.
  • Conception impeccable. De même, la fusée Figma a créé l’événement hier avec une introduction en bourse spectaculaire, qui a vu son cours d’introduction presque quadrupler le premier jour. La société développe des outils d’IA générative qui automatisent la création d’images, les suggestions de mise en page et la génération de code, répondant à la demande croissante d’automatisation dans les flux de travail de conception et de création.

Le banquet de l’IA Qant avec GPT-4o* *

  • Zuck Attack. Surtout, Meta a ébloui Wall Street avec des résultats exceptionnels publiés le 30 juillet, affichant un chiffre d’affaires de 47,5 milliards de dollars (+22% en glissement annuel) et un bénéfice par action de 7,14 dollars (+38%). Son fondateur Mark Zuckerberg a encore conforté ses actionnaires en annonçant, hier, que la super-intelligence personnelle est « en vue » et que Meta ne la partagerait pas en open source.

Meta a frappé un grand coup (...) L'IA apporte clairement des avantages concrets aux annonceurs, qui sont prêts à payer davantage en conséquence. Le prix moyen par annonce a augmenté de 9 % au cours du trimestre, ce qui indique clairement que Meta fournit un produit amélioré à la fois pour les utilisateurs et les annonceurs. L'attention se porte désormais sur les plans d'investissement colossaux de Meta dans l'IA et sur la capacité de l'entreprise à continuer à gérer ces coûts sans nuire aux bénéfices ou au flux de trésorerie disponible. • Matt Britzman, senior equity analyst, Hargreaves Lansdown.

La « saison des résultats » à Wall Street et le succès de Figma montrent l’obsession de la bourse américaine pour l’IA…
  • Tops and flops. Les entreprises comme Meta et Microsoft qui quantifient précisément l’impact de leurs investissements IA bénéficient de valorisations premium ; celles dont l’IA grandit moins vite, comme Amazon, voire celles qui doivent poursuivre leurs investissements sans visibilité claire – Apple, mais surtout Samsung, Tesla… – sont pénalisées. Mais de nombreuses entreprises plus petites, de Netflix à Roblox et Figma, tirent leur épingle du jeu.

L’IA, juge inflexible Qant avec GPT-4o

Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_5ae8e6f637fb4825bec1eaafea3ab137