Henri Seydoux, fondateur et PDG de Parrot, à la conférence World In Progress de Chantilly • D.R.
Le choc de la guerre en Ukraine a profondément accéléré la militarisation des drones en Europe et dans le monde. Du front du Donbass aux laboratoires en Europe et dans le monde, il a permis une prise de conscience salutaire : les drones, jadis gadgets ludiques, sont devenus des pièces maîtresses de la guerre moderne. «70% des coups portés contre l’armée russe le sont par des drones » observait fin juin Henri Seydoux, fondateur et PDG de la principale entreprise française, Parrot, à la conférence World In Progress de Chantilly. « La ligne de front est entièrement occupée par des drones et de la tech : un immense développement d’apps sur un backbone fourni par Starlink et la 4G », témoigne-t-il.
Dans l’immédiat, Parrot bénéficie de la dynamique internationale créée par l’invasion de l’Ukraine. L’entreprise, en plein essor, se trouve à répondre à une multitude de nouveaux appels d’offres rendus urgents par la situation géopolitique. Par exemple, Taïwan a lancé en 2023–2024 un vaste programme de drones pour se préparer à d’éventuelles menaces chinoises, dans lequel les fabricants européens comme Parrot ont une carte à jouer, rapporte Reuters.
Pour comprendre si la France peut créer un leader des drones de combat, mondial ou du moins européen, il faut revenir sur les leçons stratégiques que l’on tire dans les états-majors de la guerre en Ukraine, et sur le pivot réussi d’une start-up française créée en 1994.
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_337c164b3c3f49c2bd0b02bcc3e2977f