- Le CEO de Tether Paolo Arduino a admis publiquement que l’opérateur du plus grand stablecoin du monde tâche d’être le plus présent possible auprès des sénateurs et représentants qui ont charge du Genius Act et du Stable Act, deux projets de lois convergents pour la réglementation des stablecoins aux États-Unis.
- Se conformer aux futures normes impliquerait notamment, en l’état actuel des projets de loi, des audits mensuels par un cabinet comptable américain.
- La semaine dernière, JPMorgan estimait que Tether serait également contrainte de vendre une partie de ses réserves en bitcoin, mettant sous pression la valeur du jeton.
- EN FILIGRANE : Tether compte des alliés de poids dans la nouvelle administration, notamment le secrétaire au Commerce Howard Lutnick, qui dirige le dépositaire d’une partie de ses réserves, Cantor Fitzgerald.
- À SURVEILLER : Wall Street vaut bien une messe. Dès 2014, Tether/Bitfinex a transféré son siège dans un paradis fiscal, les Îles Vierges Britanniques, afin d’éviter les obligations de reporting de la législation américaine (qui lui ont tout de même valu une amende en 2021). Cette année, elle a laissé les plateformes la retirer de leurs offres en Europe plutôt que de rendre conforme son stablecoin conforme aux prescriptions du règlement Mica. Mais se laisser exclure du marché américain au moment où les stablecoins pourraient devenir le véhicule qui offre au dollar des fonctions de monnaie numérique serait se marginaliser – et au contraire, Tether a affirmé sa volonté de se développer aux États-Unis, après avoir investi en janvier 775 millions de dollars dans Rumble, pour développer le partage de vidéos dans le Web3.
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_d26c297028c44bcaa8d24f90879cc3ec