La Chine vient de présenter des robots chiens équipés de fusils automatiques. Lors d’exercices militaires conjoints avec le Cambodge, ces robots télécommandés se sont montrés capables de naviguer sur des terrains difficiles, d’éviter des obstacles et de tirer sur des cibles.
Alimentés par des batteries, ces robots-chiens de guerre peuvent fonctionner pendant deux à quatre heures. Ils possèdent une variété de mouvements comme la marche avant et arrière, le saut et la capacité de se coucher. Ils peuvent également planifier des itinéraires, approcher des cibles et naviguer dans des environnements urbains complexes. L’ambition de l’armée chinoise est qu’ils puissent remplacer les soldats humains dans les missions de reconnaissance et d’attaque.
Déploiement et utilisation
Ce n’est pas la première fois que la Chine fait la démonstration de robots armés ; déjà en 2022, un robot-chien capable de porter une mitrailleuse avait été déployé via un drone. Ces développements s’inscrivent dans le cadre d’une augmentation du budget militaire chinois, qui a atteint 1,67 trillion de yuans (213 milliards d’euros) cette année, la plus grande augmentation en cinq ans.
La Chine n’est pas la seule à intégrer des robots dans ses forces armées. Les États-Unis utilisent également des robots fournis par Boston Dynamics pour des missions de reconnaissance et de secours. Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, l’utilisation de drones et de robots sur le champ de bataille est devenue courante (lire Qant du 29 mars).
Le modèle présenté semble avoir été fourni par le fabricant chinois Unitree. Il y a un mois, la société américaine Throwflame avait présenté Thermonator, un robot lance-flamme, monté sur un Unitree G01. Il n’est pas commercialisé comme une arme mais comme une aide au déneigement et au désherbage (lire Qant du 24 avril).
L’armée chinoise est plus honnête.
Pour en savoir plus :
INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
- Pékin mise 44 milliards pour créer des puces IA • La Chine va investir 47,5 milliards de dollars (44 milliards d’euros) dans son Fonds pour l’industrie des circuits intégrés, surnommé « Big Fund ». Ce renflouement, le plus important depuis la création du fonds en 2014, vise à renforcer la production locale de semi-conducteurs, principalement des puces d’IA. Ce troisième tour de financement survient alors que la Chine cherche à contrer les restrictions américaines sur les exportations de technologies avancées.Pour en savoir plus : Bloomberg, Fortune
- Mistral lance un modèle pour coder • Mistral vient de lancer Codestral, un modèle d’IA générative consacré à la programmation et au développement. Codestral a été formé à plus de 80 langages de codage, notamment des « codes hérités » comme Fortran et Cobol. Ce modèle de 22 milliards de paramètres est disponible sur HuggingFace, ainsi que via le chatbot Le Chat de Mistral. Les développeurs peuvent l’utiliser gratuitement pendant une période bêta de huit semaines.Pour en savoir plus : The Verge
- Vox Media et The Atlantic à leur tour dans le giron d’OpenAI • Le groupe Vox Media (The Verge, New York Magazine, The Cut) et The Atlantic ont annoncé des partenariats avec OpenAI et Microsoft pour l’utilisation de leur contenu. Vox Media, qui a notamment révélé les pratiques d’OpenAI pour bâillonner ses anciens salariés (lire Qant du 28 mai), intégrera les archives de ses principales publications dans la technologie de ChatGPT. The Atlantic bénéficiera d’un accès privilégié à la technologie d’OpenAI pour améliorer les futures expériences de ses lecteurs. Ces annonces américaines interviennent peu après un partenariat similaire entre OpenAI et News Corp (notamment propriétaire du Wall Street Journal et de Fox News, lire Qant du 24 mai), après Axel Springer (lire Qant du 14 décembre 2023), Le Monde (lire Qant du 14 mars), le Financial Times ou encore l’agence Associated Press.Pour en savoir plus : The Hill
- Anthropic recrute les déçus d’OpenAI • Jan Leike, ancien leader en sécurité chez OpenAI, vient de rejoindre la start-up rivale Anthropic, soutenue par Amazon. Leike avait démissionné d’OpenAI le 15 mai dans la foulée d’’Ilya Sutskever (lire Qant du 15 mai), peu avant la dissolution du groupe sur le superalignement qu’il codirigeait. Chez Anthropic, il continuera de travailler sur des missions liées à l’alignement et à la supervision de l’IA. L’annonce de Jan Leike intervient alors qu’OpenAI vient d’annoncer la création d’un comité de sécurité et de sûreté pour orienter son conseil d’administration (lire Qant du 29 mai).Pour en savoir plus : Bloomberg
- Un Copilot dans Telegram • Microsoft a intégré Copilot dans l’application de messagerie Telegram. En version bêta, le bot permet aux utilisateurs de rechercher, poser des questions et interagir avec le chatbot d’IA via des requêtes textuelles. Disponible gratuitement sur téléphone mobile et sur ordinateur, Copilot pour Telegram peut suggérer des films, créer des routines d’entraînement, aider avec des tâches de codage, traduire des conversations ou trouver des informations sur Internet. Cependant, il est limité à 30 échanges par jour et ne peut pas générer d’images. Pour Microsoft, il s’agit de la première intégration dans une messagerie indépendante, alors que Copilot est déjà présent dans la messagerie Skype de l’entreprise, tout comme Meta a intégré Meta AI dans Whatsapp, et Google a fait de même avec Gemini dans Google Messages.Pour en savoir plus : The Verge
MONNAIES NUMÉRIQUES ET BLOCKCHAINS
- Innover autour du shekel numérique • La Banque d’Israël a lancé le Digital Shekel Challenge, un appel à projets pour développer des cas d’utilisation du shekel numérique. Inspiré par le projet Rosalind de la BRI et de la Banque d’Angleterre, le défi se concentre sur la connexion au système CBDC via des API. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 11 juillet. Cette initiative fait suite au lancement par la Banque d’Israël d’un bac à sable de monnaie numérique il y a un mois. Pour en savoir plus : Ledger Insights
- Protéger ses marges grâce à la blockchain • Deutsche Bank teste une plateforme basée sur le réseau Ethereum dans le cadre du projet Guardian de Singapour, qu’elle vient de rejoindre. Ce projet de l’Autorité monétaire de Singapour vise à explorer les avantages de la blockchain pour la liquidité et l’efficacité. La banque allemande espère que cette technologie l’aidera à rester compétitive face à la compression des marges dans le secteur financier. Selon la Deutsche Bank, les solutions basées sur les contrats intelligents peuvent en effet permettre de réduire les coûts, les délais de transaction et les risques. Selon une étude du Boston Consulting Group, les frais de gestion d’actifs s’élevaient en moyenne à 22 points de base en 2023, contre 25 en 2015 et 26 en 2010.Pour en savoir plus : Bloomberg, Ledger Insights
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_46024353f1004b6eb90d7b363010d157