Voir GPT-4o, Sora et le Voice Engine en action sur scène est impressionnant. A l’occasion du premier événement parisien d’OpenAI, hier, on les a vus produire en temps réel un documentaire sur l’exposition universelle de 1889, commenté en plusieurs langues avec la voix de celui qui en faisait la démonstration. Le public, de quelques centaines de développeurs et de quelques journalistes, y a fait honneur.
Un nouveau grand modèle, au nom de code de « GPT Next », sera bien lancé dans l’année (lire Qant du 13 mai sur les caractéristiques possibles de GPT-5). « Mais c’est maintenant que se construisent les services d’IA du futur » s’exclame Olivier Godement, chargé de l’API d’OpenAI. L’API Assistants perfectionne l’intégration des appels de fonction et, surtout, porte à 10 000 le nombre de fichiers sur lesquels orienter la recherche.
Cela permet aux start-up et à toutes les entreprises qui ont de petits fonds documentaires de faire de la génération appuyée sur une recherche (RAG) sans se créer une base vectorielle, en téléversant simplement les documents de leurs choix sur les serveurs d’OpenAI. « C’est suffisant pour certains cas d’usage, même si d’autres entreprises continueront d’utiliser leur RAG », analyse Romain Huet, responsable de l’expérience développeurs.
Restent deux obstacles : le coût et la sécurité.
« Le prix s’est réduit de 80% depuis mars 2023 », observe Olivier Godement, chef de produit API. Il devrait continuer sur ce chemin, au fur et à mesure que continue la marche des LLM, mais l’inconnue de la monétisation reste présente. Les grandes entreprises peuvent se rémunérer sur l’augmentation de la productivité mais ceux qui voudront proposer au grand public des services d’IA devront créer une valeur ajoutée au-dessus de la “magie” d’OpenAI. Parmi les start-up que cite Olivier Godement, Dust AI s’adresse aux entreprises, Nabla aux médecins… Seule Photoroom s’adresse au grand public (lire Qant du 29 février).
Sur le marché des entreprises, le besoin de sécurité est pressant. Nulle mention pourtant, dans les démos, guardrails et de détection des informations d’identification personnelle (PII), les deux thèmes phares en ce moment, en matière de sécurité d’IA.
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_fcb64969f1bf48ec80aa0677b7f556e7