Le Financial Times vient de conclure un accord avec OpenAI, qui pourra désormais entraîner ses modèles avec les archives du quotidien économique britannique. En achetant les licences de grands journaux comme Le Monde et d’agences comme Associated Press, le leader mondial de l’IA affaiblit le procès en droit d’auteur que lui fait le New York Times. La dimension financière se double d’un volet éditorial : les utilisateurs de ChatGPT accéderont à des résumés, citations et liens vers des articles du FT.
En parallèle, OpenAI vient de renforcer considérablement ses agents d’IA, baptisés Assistants. Chacun peut désormais interroger jusqu’à 10 000 fichiers, contre 20 précédemment, avec de nouvelles fonctionnalités de gestion des requêtes et des fichiers dans le “vector store”. Au fur et à mesure que les modèles concurrents, Claude, Gemini et Llama, se rapprochent du niveau de GPT-4, OpenAI peut ainsi préserver son avance sans même attendre GPT-5. Par exemple, le fabricant de vaccins Moderna a créé 750 de ces assistants, chacun avec un usage spécifique.
Et pour faire bon poids, la semaine dernière, le CEO de Nvidia Jensen Huang est venu en personne chez OpenAI dédicacer le premier H200, le plus puissant GPU jamais créé.
De quoi remettre à leur place les négociations avec Apple pour l’intégration de ChatGPT dans l’iPhone 16 et iOS18 (lire Qant du 29 avril).
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Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_e96f3772b80c4cdd84802c196a511c40