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Le point d’inflection de l’IA, clef de l’avenir de Nvidia

Le point d’inflection de l’IA, clef de l’avenir de Nvidia

Les résultats trimestriels de Nvidia, présentés cette nuit, ont dépassé toutes les attentes. Le chiffre d’affaires du leader mondial des puces d’IA pendant son quatrième trimestre a plus que triplé, atteignant 22,1 milliards de dollars, contre 20 milliards prévus. Il devrait continuer sa croissance au premier trimestre de cette année et s’établir à 24 milliards de dollars. La rentabilité nette s’établit à plus de 55,65%.

Le cours de l’action, qui a déjà augmenté de plus de 30 % depuis le début de l’année, reprend son envolée. Il augmentait de 10% à la bourse de Francfort ce matin. L’annonce des résultats a ajouté en fin de journée américaine a ajouté presque 130 milliards de dollars à la capitalisation de l’électronicien. Il semble désormais certain que Nvidia, dont la valeur a déjà brièvement dépassé Amazon et Google (lire Qant du 14 février), prendra une longueur d’avance au jeu de la bourse. Mais c’est dans les datacenters, et non dans la finance, que se joue la partie.

Dans ce segment, Nvidia a vu ses ventes atteindre 18,4 milliards de dollars : une croissance de 409 % par rapport à l’année précédente, contre 280% au trimestre précédent. Jensen Huang, cofondateur et CEO de Nvidia, a reconnu à la conférence d’analystes que Nvidia ne pourrait « raisonnablement » répondre à la demande. “Le monde atteint un point d’inflection. La base installée d’infrastructure dans les centres de données, mille milliards de dollars, bascule d’un usage général à un calcul accéléré” a-t-il déclaré à la réunion d’analystes qui a suivi la présentation des résultats. Cette phase nécessitera d’environ 2000 milliards de dollars d’investissements, estime-t-il, alors que l’IA se diffuse dans tous les secteurs d’activité.

Risques politiques

Or, aucun de ses concurrents, qui se multiplient pourtant (lire Qant du 7 septembre 2023), ne semble à même de menacer Nvidia. Les innovations les plus intéressantes, comme Grog (ci-dessous), portent toutes sur l’inférence. En matière d’entraînement de modèles, les GPU de Nvidia règnent sans partage. Les TPU de Google ou les puces Trainium d’Amazon ne semblent guère avoir d’impact sur le marché. D’où la course à l’investissement qui s’est lancée, de Softbank aux projets pharaoniques de Sam Altman (lire Qant du 20 et du 12 février, respectivement).

Nvidia a reconnu avoir reçu des demandes d’information des autorités de concurrence en France et en Europe, ainsi qu’au Royaume-Uni et en Chine, concernant la répartition de ses ventes de GPU. Pour l’heure, les grands détenteurs de cette denrée si précieuse sont tous en Californie, OpenAI et Meta en tête. Les restrictions imposées par l’administration Biden sur la vente de ses puces d’IA haut de gamme à la Chine y ont significativement réduit ses ventes. Nvidia travaille sur de nouvelles puces conformes aux limites de performance imposées par les États-Unis pour maintenir sa présence sur le marché chinois.

*Pour en savoir plus: *

Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_1ad30f32f35a4bb4aa83a123b81f7527