Le bilan carbone de la tech s’améliore-t-il ou non ? L’IA peut-elle aider à diminuer les émissions de carbone dans l’atmosphère ou préserver la biodiversité ? Ce n’est pas à la 28ème Conférence des Parties (COP28) de l’ONU sur le changement climatique, qui s’est terminée hier mardi 12 décembre, que l’on a pu trouver les réponses, mais quelques initiatives allaient dans le bon sens.
Par exemple, le Comité exécutif de la technologie du changement climatique des Nations Unies (TEC) a lancé un défi pour exploiter les solutions basées sur l’IA en faveur de l’action climatique dans les pays en développement. Cette initiative vise à intégrer l’IA dans les politiques et plans nationaux, tout en veillant à ne pas contribuer à l’élargissement du fossé numérique en raison d’un accès inégal à la technologie.
Maintenir l’espoir de l’action climatique
De son côté, une équipe de scientifiques chinois a dévoilé un nouveau modèle de prévisions météorologiques basé sur l’IA, « FuXi-Subseasonal », qui représente une avancée dans la modélisation climatique par IA, étendant la portée des prévisions à 42 jours. Le modèle a en particulier amélioré la capacité de prédiction d’un phénomène atmosphérique, l’oscillation Madden-Julian (MJO), étendant la prévision de 30 à 36 jours.
L’objectif est de rendre ces outils technologiques plus accessibles et utiles pour les pays en développement, en particulier les petits États insulaires en développement. De la réduction des émissions à la capture carbone, via les véhicules électriques, l’IA et la tech en général ont montré qu’elles peuvent ouvrir des possibilités prometteuses pour l’action climatique. Mais le climat qui régnait à Dubai était plutôt marqué par l’indifférence, voire la méfiance. GreenPeace avait ouvert le ban en appelant à la mise en place de garde-fous face aux risques que l’empreinte carbone de l’IA fait peser sur le climat (lire Qant du 5 décembre).
Sur la scène principale, les participants à la COP28 sont arrivés dans la nuit à un accord pour une transition hors des énergies fossiles. Jugé historique par les uns et frustrant par les autres, il reste en tout cas très malthusien.
Pour en savoir plus :
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_6f99e84664b1421c902cfb3ef4e63ae2