La colonne vertébrale flexible de la souris est composée de huit articulations contrôlées par des servomoteurs permettant le maintien d’une position donnée. L’équipe a soumis le robot à une série de tests, comparant ses performances avec une colonne vertébrale verrouillée et flexible. Dans le test de l’équilibre, qui consistait à lever chaque jambe à son tour, le robot avec une colonne vertébrale rigide tombait, tandis qu’avec sa colonne flexible, il parvenait à ajuster son centre de gravité et à rester debout. De plus, le robot a démontré une capacité à marcher jusqu’à 17 % plus vite et à tourner les coins jusqu’à 30 % plus rapidement lorsque sa colonne était libre de se courber.
Des souris robotiques dans les labos
Bien que des robots à colonne vertébrale rigide, comme Spot de Boston Dynamics, soient suffisamment agiles pour effectuer diverses tâches comme l’inspection de centrales nucléaires ou l’assistance policière (lire Qant du 10 novembre), l’équipe de chercheurs souligne que la souplesse supplémentaire pourrait être cruciale pour des applications spécifiques. Par exemple, dans les opérations de recherche et de sauvetage, une agilité accrue est nécessaire pour naviguer dans des espaces restreints.
Un autre domaine d’application potentiel pour ces souris robotiques est le remplacement ou le complément des souris vivantes dans certains tests scientifiques. Une institution de recherche a déjà manifesté son intérêt pour utiliser une version robotique de la souris. Cette innovation pourrait non seulement réduire le besoin d’animaux vivants dans les tests, mais également fournir des données précieuses pour améliorer les modèles de souris robotiques.
Pour en savoir plus : New Scientist
INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
- Les régulateurs financiers britanniques se méfient de l’IA : La banque d’Angleterre, dans son rapport sur la stabilité financière, avertit que le progrès rapide de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage automatique pourrait menacer la stabilité financière du Royaume-Uni. L’institution financière prévoit d’examiner leur usage croissant dans le secteur, notamment pour la détection de fraudes. Avec la Prudential Regulation Authority, elle lancera une consultation sur ces technologies avant la fin de l’année, mettant en lumière les défis de compréhension et de régulation.Pour en savoir plus: The Guardian
- Meta se met au dessin : Meta vient de lancer « Imagine with Meta », un outil de génération d’images disponible gratuitement aux États-Unis. Face aux controverses précédentes sur ses outils IA, Meta prévoit d’ajouter des filigranes invisibles aux images pour augmenter la transparence et la traçabilité, une technique déjà adoptée par d’autres entreprises comme Microsoft, Google ou encore Getty Images (lire Qant du 27 septembre).Pour en savoir plus: Tech Crunch
- BlackRock démarre 2024 avec l’IA : BlackRock vient d’informer ses employés que l’entreprise prévoyait de déployer en janvier ses premiers outils d’intelligence artificielle générative pour ses clients. Les outils, intégrés dans les systèmes de gestion des risques Aladdin et eFront de BlackRock, aideront les clients à extraire des informations.Pour en savoir plus: Financial Times
- De l’IA sur place ou à emporter : McDonald’s vient d’annoncer une collaboration avec Google pour intégrer l’intelligence artificielle générative dans ses opérations à partir de 2024. Cette initiative, qui comprend des mises à jour matérielles et logicielles dans plusieurs milliers de restaurants de la marque, vise à optimiser les opérations en utilisant l’IA pour analyser de grandes quantités de données. Pour en savoir plus: The Verge
- Apple cadre ses modèles : Apple vient de lancer MLX, un cadre de modèles d’intelligence artificielle développé par son équipe de recherche en apprentissage automatique. MLX permet de construire des modèles fonctionnant efficacement sur Apple Silicon, les processeurs d’Apple. Ce cadre, inspiré par des frameworks comme PyTorch, se distingue par une mémoire partagée, augmentant la compatibilité avec différents appareils.Pour en savoir plus: The Verge
BLOCKCHAINS
- La blockchain pour gérer le carbone : Une équipe de chercheurs des Émirats Arabes Unis a lancé pendant la COP28 à Dubaï une nouvelle plateforme de blockchain pour le suivi et le commerce du carbone. Cette initiative, développée par le Technology Innovation Institute d’Abu Dhabi, permet le commerce international de jetons de carbone liés à des investissements dans des projets verts. La plateforme vise à enregistrer les émissions de carbone des organisations publiques et privées à travers le monde.Pour en savoir plus: Coin Telegraph
- Payer en yuans numériques à Singapour : La Monetary Authority of Singapore (MAS) a annoncé un accord avec la Banque populaire de Chine permettant aux touristes chinois d’utiliser le yuan numérique, ou eCNY, lors de leurs visites à Singapour. Auparavant, la Chine avait déjà intégré le eCNY avec Hong Kong et signé un accord similaire avec la Banque centrale des Émirats Arabes Unis. Par ailleurs, plusieurs filiales de banques étrangères en Chine ont lancé des solutions eCNY (lire Qant du 30 novembre).Pour en savoir plus: Ledger Insights
- **Les États-Unis veulent accélérer en blockchain : **Une commission de la Chambre des représentants des États-Unis a adopté à l’unanimité un projet de loi favorable à la blockchain, le Deploying American Blockchains Act. Il prévoit de confier au secrétaire au Commerce américain la mission de promouvoir le déploiement et l’utilisation de la technologie blockchain, afin de renforcer la position des États-Unis dans ce domaine. Outre ce programme de déploiement, des comités consultatifs soutiendront l’adoption de la blockchain par les agences fédérales. Le soutien bipartisan n’augure pas, cependant, de l’aboutissement du projet, qui fait partie de plus de 50 propositions similaires au Congrès. Il doit encore être voté par la Chambre des Représentants et par le Sénat, de couleurs politiques opposées.Pour en savoir plus: Coin Telegraph
QUANTUM
- Des atomes neutres pour identifier les erreurs : L’entreprise américaine Quera Computing a réussi à effectuer des opérations résistantes aux erreurs sur plus de 40 qubits logiques. Une équipe de chercheurs de Harvard a démontré la capacité d’un système, basé sur le matériel développé par Quera, à identifier correctement les erreurs. Quera utilise des atomes neutres pour stocker les informations quantiques, offrant une stabilité accrue. Leur matériel actuel supporte jusqu’à 280 qubits basés sur des atomes, permettant des manipulations et mesures complexes tout en réduisant les erreurs.Pour en savoir plus: Ars Technica
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_fb095120742f44588764d94eae865aef