La relation de concurrence cordiale entre Microsoft et OpenAI s’organise. Les deux annonces les plus visibles de sa conférence pour les développeurs du premier, Microsoft Ignite, peuvent se lire en miroir des produits d’Open AI (lire ci-dessous et Qant du 7 novembre). Bing Chat, basé comme ChatGPT sur les modèles d’OpenAI, se nomme désormais Microsoft Copilot. Il est accessible directement à partir de Windows ainsi que sur un site dédié, comme ChatGPT, optimisé pour Google Chrome et non plus seulement le très rare Microsoft Edge (lire Qant du 22 septembre).
À l’instar de GPTBuilder d’OpenAI (lire Qant du 7 novembre), Microsoft a présenté le Copilot Studio, une solution en no code permettant de créer des Copilots personnalisés via une interface graphique de création. Apparemment moins simple d’utilisation que GPTBuilder, elle permet cependant l’intégration de données provenant de partenaires comme SAP, Workday et ServiceNow, un atout de taille.
En outre, Copilot Studio servira également d’outil pour les administrateurs informatiques, qui pourront surveiller l’utilisation et les analyses des copilotes, y compris le contrôle de la création de copilotes personnalisés. De même, le Security Copilot présenté en mars(lire Qant du 30 mars) permet de combiner l’administration des outils d’analyse Sentinel et de la plate-forme Microsoft Defender XDR. L’assistant structure le flux d’alertes qui se déverse sur l’utilisateur, mais il peut aussi vérifier des fichiers, décrire des vulnérabilités et même générer des processus automatiques.
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Le plus important des assistants, Microsoft 365 Copilot, a été lancé à la rentrée (lire Qant du 22 septembre). Des mises à jour étendent ses fonctionnalités et le rendent plus personnalisable. Il sera intégré l’an prochain à Microsoft Mesh, la version en réalité virtuelle de Teams, dans une convergence entre le métavers et l’IA générative.
Deux nouveaux Copilots ont cependant été présentés à Ignite. Intégré à Word et Dynamics, Copilot for Sales permettra aux commerciaux de créer un dossier de préparation de réunion dans Microsoft Word, automatiquement alimenté par des informations sur les clients, les noms et titres des participants à la réunion, les tâches en cours, les points forts des réunions récentes et des fils de discussion par e-mail. Copilot for Service, pour sa part, sera intégré aux applications de CRM et de centre d’appels : Salesforce, ServiceNow, Zendesk… Il facilitera l’accès par le téléconseiller aux bases de connaissance de l’entreprise. Sales Copilot, présenté cet été, devient Copilot for Dynamics365, avec pour spécialité le soutien sur le terrain.
Maia la puce
Pour la première fois de son histoire, Microsoft a annoncé la création de ses propres puces destinées à son infrastructure cloud Azure : Cobalt 100, une CPU destinée aux calculs cloud génériques, et Maia 100, conçue pour l’entraînement et les calculs d’inférence des grands modèles de langage (LLM). Azure Maia 100 serait déjà utilisée par GPT 3.5. Avec 105 milliards de transistors, elle doit se mesurer aux GPU comme la MI300X d’AMD, qui en compte 153 milliards, ou comme l’actuel leader du marché, les H100 de Nvidia, qui en compte 80 milliards. L’éditeur entre ainsi bon dernier dans la course au “sillicium sur mesure”, lancée en 2016 par Google Cloud Services avec les Tensor Processing Units (TPU), suivie par Amazon World Services avec, notamment Graviton, Trainiu et Inferentia.
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Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_6ab21e9f45834d059c8a2067e68d43f9