Comme nous l’annoncions hier, Google vient de mettre à jour sa politique de confidentialité, confirmant ainsi collecter des données publiques sur Internet pour former ses modèles et services d’IA: Google Translate, Bard et les capacités Cloud AI, donc ses modèles de fondation, Palm 2 et Gemini (lire Qant du 6 juillet). Cela vient clarifier les précédentes mentions indiquant que Google utilisait ces données pour des modèles linguistiques tels que Google Translate.
Ce lièvre, levé par Gizmodo en début de semaine, fait gonfler une double polémique. D’une part, la position dominante de Google dans les moteurs de recherche lui confère un avantage concurrentiel considérable pour l’entraînement des modèles. A l’inverse, son alliance avec OpenAI n’a pas permis à Microsoft de faire décoller Bing.
En outre, la nouvelle politique de confidentialité ne précise pas comment l’entreprise évitera d’inclure dans ses jeux de donnéees des contenus protégés par des droits d’auteur (et le projet de règlement européen AI Act) ou des données personnelles, objet du RGPD. Google pourrait ainsi être entraînée que les autorités européennes de protection des donnéees font gonfler autour d’OpenAI (lire Qant du 31 mars et du 5 juin).
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