Que faire quand votre langue, héritière des scaldes et des sagas en vieux norrois, n’est parlée que par 314 000 personnes dans un village global de 8 milliards ? Le gouvernement de Rejkjavijk a misé sur la technologie, concluant un partenariat avec Open AI pour exploiter les avancées technologiques en matière d’intelligence artificielle pour préserver et promouvoir la langue islandaise. GPT-4 sera intégré dans diverses applications linguistiques pour les locuteurs islandais et pour cela, la langue est ajoutée dans les réentraînements de GPT-4. La société Miðeind a constitué une équipé de 40 volontaires pour corriger les fautes de grammaire et les imprécisions culturelles du modèle.
L’objectif principal de l’Islande est de renforcer l’utilisation de sa langue dans le monde numérique et de lutter contre la domination de l’anglais dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. Le partenariat vise à développer des outils de pointe pour la traduction automatique, la génération de texte, les assistants vocaux et autres applications linguistiques en islandais. L’utilisation de GPT-4 permettra d’améliorer considérablement la qualité et la précision de ces outils.
Source : OpenAI
Pour en savoir plus : Reykjavik Grapevine
COMMENTAIRE. Le gouvernement islandais entend ainsi contribuer à la préservation et à la revitalisation de la langue islandaise, renforçant ainsi l’identité culturelle du pays et son patrimoine linguistique. Les autorités italiennes du numérique ont jugé plus sage, elles, d’interdire l’accès aux Italiens d’accéder à ChatGPT (lire Qant Expert du 31 mars). Quos deus vult perdere, prius dementat : Dieu prive de l’esprit ceux qu’il veut perdre, écrivait le poète lord Byron, père de la première informaticienne de l’histoire, Ada Lovelace.
J.R.
Source archive Kessel : https://qant.kessel.media/posts/pst_c0c7c4be6b184efe9ef1f03977aa1258